Une trentaine de maisons hors la loi
Affichage pour les mal voyants

Se loger - 08.10.2012 - MC Dufrêne

Des maisons unifamiliales transformées en maisons communautaires pour étudiants, à Louvain-la-Neuve ? La Ville n’en veut plus ! Elle a rencontré les propriétaires, locataires et riverains concernés, le 5 octobre à Ottignies, pour les prévenir de sa détermination à poursuivre les contrevenants.


Le problème est dénoncé depuis de nombreuses années, à Louvain-la-Neuve : régulièrement, des maisons unifamiliales sont transformées en maisons communautaires pour étudiants… avec des conséquences négatives pour le voisinage : manque d’emplacements de stationnement, non entretien des parcelles, nuisances sonores…

Notre service Urbanisme est intervenu à plusieurs reprises, pour exiger des propriétaires qu’ils respectent la législation en vigueur. Las, plusieurs d’entre eux ont continué à faire la sourde oreille, ignorant le dernier délai accordé - la rentrée académique - pour remettre leur bien en état. Une trentaine d’habitations sont pointées du doigt.

Le bourgmestre Jean-Luc Roland, l’échevin de l’Urbanisme Cedric du Monceau et plusieurs représentants des services communaux et régionaux (Urbanisme/Logement) ont rencontré les propriétaires, locataires et riverains concernés, le 5 octobre au Centre culturel d’Ottignies. Ils leur ont fait part de leur détermination à poursuivre les contrevenants afin de faire respecter le droit.

« Les administrations – communale et régionale – sont en marche, pour examiner les dossiers au cas par cas. Ceux-ci seront blindés parce qu’évidemment, les propriétaires vont se défendre », explique le bourgmestre Jean-Luc Roland. « Quand les dossiers seront finalisés, nous verrons quel sera le mode de réparation. S’il le faut, nous irons jusqu’à la pose de scellés sur les habitations litigieuses. »

Les étudiants – dont la plupart ignoraient qu’ils se trouvaient dans une situation infractionnelle – ont appris avec stupeur qu’ils étaient menacés d’expulsion. La Ville les a invités à se retourner contre leur propriétaire, puisqu’il y a une infraction au contrat qui les lie, et s’est engagée à mettre tout en œuvre pour leur trouver un autre logement.

« C’est une obligation de moyens mais pas de résultat. Lors de la mise sous scellés d’une habitation de la place Horta, en 2008, nous avons pu reloger les étudiants dans des appartements loués par la Ville au dessus du magasin Aldi. »

Maintenir l’équilibre pour réussir la mixité

Louvain-la-Neuve est riche de sa mixité étudiants/habitants. Si certains quartiers ne comportent que du logement pour étudiants (rue des Bruyères, place des Paniers…), il est prévu que seuls 30% de la surface habitable de la plupart des lotissements puissent accueillir des kots.

« Cet équilibre-là fait que globalement, les choses se passent bien. Mais on a senti, à certaines époques de la vie de Louvain-la-Neuve, que la pression était plus forte… en raison de la pénurie de logements », poursuit le bourgmestre. « J’ai l’espoir que cette pression diminue avec la réduction du nombre d’inscriptions constatée cette année et la mise sur le marché de nouveaux logements pour étudiants. »

La tentation de louer des kots à des étudiants est grande pour les propriétaires dont les enfants ont grandi et dès lors, qui se retrouvent avec plusieurs chambres libres. L’opération est très rentable… mais elle met la réussite de la mixité en péril et conduit inévitablement à une augmentation du coût des loyers.

« Il est regrettable que l’action de quelques propriétaires peu scrupuleux du bien vivre à Louvain-la-Neuve et souvent qui n’habitent même pas notre ville viennent casser la belle dynamique de convivialité qui a toujours prévalu à Louvain-la-Neuve et qui en fait une des villes où la participation est probablement la plus grande », déplore l’échevin de l’Urbanisme Cedric du Monceau.
Liens vers d'autres sites



Nous contacterGaleries photosVie privéeNotes légalesPlan du siteNewsAgendaAnnuaireDocumentsVos réactionsCrédits
FR NL EN DE ES
fermer