Un couple de héros
Affichage pour les mal voyants

Hotel de Ville - Vie politique - 16.05.2017 - Marie-Claire Dufrêne

Joseph Stouffs et Juliette Raucent, «Justes parmi les Nations», ont été mis à l’honneur, le 16 mai, au cimetière de Céroux. Une plaque commémorative a été dévoilée par Willy Estersohn, celui que « parrain » et « marraine » ont recueilli alors qu’il n’avait que 2 ans et demi. En présence des autorités communales et des élèves de l’école de Blocry.


Qui a découvert les camps de concentration ? Comment les a-t-on libérés ? Y a-t-il des Justes allemands ? Comme les Justes ont-ils fait pour cacher des enfants juifs ?

Les élèves en 5e et 6e primaire à l’école communale de Blocry ont participé activement à la commémoration de la libération des camps, le 16 mai au cimetière de Céroux. Avec leurs institutrices Anne Rigaux et Christine Matthys, ils avaient préparé une quinzaine de questions, qu’ils ont posées à Christian Laporte.

La cérémonie s’est déroulée devant la tombe de Joseph Stouffs et Juliette Raucent, grands-parents par alliance du journaliste. Celui-ci a rappelé que la région d’Ottignies-Louvain-la-Neuve avait compté de nombreux résistants. Certains étaient actifs dans la résistance militaire, d’autres dans le renseignement… d’autres encore, dans une forme de résistance plus tranquille, mais néanmoins dangereuse.

« Ces hommes et ces femmes avaient déjà beaucoup de petites bouches à nourrir : il y avait onze enfants chez Joseph Stouffs et Juliette Raucent, quand Willy est arrivé, en 1942. Mais ils n’ont pas hésité à accueillir une 12e petite bouche, jusqu’à la fin de la guerre », a constaté Christian Laporte.

Willy Estersohn, la 12e petite bouche, assistait à la commémoration. Très ému, il a expliqué comment il avait entamé des démarches en 1993, pour que ses « parrain » et « marraine » soient reconnus «Justes parmi les Nations» (ils l’ont été en 1996). Il a repris contact avec la famille à ce moment-là, car il fallait fournir des preuves de l’action des héros.

Nos héros locaux

A ce jour, 1731 Belges ont été reconnus Justes parmi les Nations. Notre Ville a fait le choix de mettre ses héros locaux à l’honneur, à l’occasion de ses cérémonies patriotiques.

L’échevine en charge des Associations patriotiques Annie Galban a cité les noms des Justes dont le souvenir est déjà évoqué sur une stèle commémorative, à l’espace Saint-Remy d’Ottignies : Renée Jacqmotte, Sidonie et Hector Vandeborren, Emilie et Oscar Liboutton, Jeanne Duchet. Ils ont été mis à l’honneur en 2011, 2012 et 2015.

« Dans le contexte actuel d’attentats, de conflits armés un peu partout dans le monde, le devoir de mémoire est essentiel. Par le biais de cérémonies patriotiques comme celle d’aujourd’hui, nous rendons hommage à ceux qui se sont battus et qui ont souffert, bien souvent au prix de leur vie, pour que nous puissions vivre en paix », a déclaré l’échevine.

Les élèves de l’école de Blocry ont voulu savoir si les maisons des Justes de notre ville existaient toujours et si elles allaient être conservées.

Christian Laporte a répondu qu’il n’était pas prévu de classer ces maisons, si elles existent encore. Mais il a suggéré aux autorités de créer peut-être un petit musée de la résistance locale.

Plaque du souvenir

Les participants ont dévoilé et fleuri une plaque du souvenir au pied de la tombe de Joseph Stouffs et Juliette Raucent (notre photo).

Après quoi, ils se sont rendus à l’Espace Saint-Remy d’Ottignies, pour y fleurir les différents monuments (dont la stèle pour les Justes).

L’après-midi du souvenir s’est poursuivie à Limelette, par un hommage notamment au monument de l’Armée Secrète et aux anciens de l’Escadron Neybergh Brumagne. Nous y reviendrons.
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