Nos castors : sous surveillance
Affichage pour les mal voyants

Mon environnement - 26.02.2015 - Marie-Claire Dufrêne

Arbres abattus et écorcés, entamés en forme de « K » ou en sablier… pas de doute, le castor se plaît dans notre ville ! Le 25 février, des spécialistes ont inspecté les berges de la Dyle et constaté qu’il n’y a pas péril en la demeure. Les riverains seront invités à protéger leurs arbres ou à les tailler, si ceux-ci représentent un danger pour la sécurité publique.


Des habitants de Limelette se sont inquiétés des dégâts causés par les castors, le long des berges de la Dyle. L’éco-conseillère Dorothée Hébrant a organisé une réunion sur le terrain, le 25 février, pour évaluer les risques éventuels (chutes d’arbres, inondations).

« Le castor est là, il faut faire avec ! », constate Jean-Claude Krack, de la Division de la Nature et des Forêts (DNF)/cantonnement de Nivelles. « C’est une espèce protégée. Son élimination n’est autorisée qu’après enquête approfondie et obtention d’une dérogation, uniquement si sa présence représente un danger. En plus, il risque toujours de revenir !»

Les spécialistes ont considéré qu’il n’y a rien d’alarmant dans notre ville. Jean-Luc Biermez, de la Direction des cours d’eau non navigables pour le Service Public de Wallonie (SPW), explique comment ses équipes sont intervenues à la mi-février, pour faire tomber quelques arbres taillés en crayon à hauteur du club de tennis de Limelette. « Nous avons retiré les arbres tombés dans l’eau. Nous en avons profité pour faire basculer, côté terrains, les spécimens qui risquaient de se retrouver dans la rivière. » D’après lui, les riverains regrettent surtout l’inesthétique des constructions du castor. Mais point de vue écologique, il n’y a rien à redire : le bois se décompose naturellement dans la rivière et sur les berges, véritable garde-manger pour une multitude de bestioles.

Le castor attaque les arbres pour faire ses dents, se nourrir, construire sa hutte et des barrages. Il n’hiberne pas, son activité est plus visible l’hiver puisque la végétation est plus rare.

« On peut prendre des mesures préventives, comme placer des grillages autour des arbres. Mais ces treillis doivent être assez hauts, au moins 1,2m, car le castor est grand quand il se dresse sur ses pattes arrières », indique Benoît Manet, du Département de l'Etude du Milieu Naturel et Agricole (DEMNA) pour le SPW. « Dans la plupart des cas (90%), le castor s’attaque aux arbres (peupliers, saules, noisetiers, sorbiers, bouleaux, coudriers…) situés directement le long de la berge, dans les 10 premiers mètres. Il vaut mieux laisser les troncs par terre afin qu’il les exploite sur toute leur longueur ! »

Un courrier sera envoyé aux riverains dont les parcelles longent la Dyle entre l’avenue de Veszprem et la rue Charles Dubois. Ils seront invités à protéger leurs arbres à l’aide de treillis, ou à les recéper (les tailler très court, entre 50cm et 2m), si ceux-ci menacent la sécurité publique.

La Région va identifier les arbres sensibles dont elle est responsable et en effectuer la protection, ces prochaines semaines.
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