Les bons vœux du Collège
Affichage pour les mal voyants

Hotel de Ville - Vie politique - 22.01.2018 - MC Dufrêne

A l’occasion de la soirée des vœux aux corps constitués, le 19 janvier au Centre culturel d’Ottignies, le bourgmestre Jean-Luc Roland a dressé un bilan de l’année écoulée et évoqué les défis à relever dans les mois qui viennent.


Plus de 300 personnes ont répondu favorablement à l’invitation du Collège, pour entendre les vœux du bourgmestre et des échevins, 19 janvier au Centre culturel d’Ottignies : élus de notre ville et des villes voisines, représentants de la Province et de l’UCL, responsables d’associations, chefs des services de la Ville…

La soirée était animée par les chanteurs de l’atelier chant de la maison des jeunes « Centre Nerveux » d’Ottignies.

Comme de coutume, les échevins et le président du CPAS ont mis à l’honneur des habitants/associations de notre commune qui se sont distingué(e)s depuis plusieurs années dans différents domaines. Des parcours exemplaires, des vies riches de sens, qui suscitent le respect et l’admiration. A découvrir bientôt sur notre site.

Le discours du bourgmestre

Au nom du Collège communal, je vous remercie d’avoir répondu à notre invitation et vous souhaite la bienvenue en cette salle du Centre culturel, pour notre traditionnel et très agréable rendez-vous des vœux en ce début d’année.

Nous voilà presque arrivés au terme de cette mandature, à la veille d’une période électorale, qui fera que cette année sera quelque peu différente des autres.

L’année 2017 s’est terminée pour nous dans une grande tristesse avec le décès inopiné de Yolande Guilmot dans la nuit de Noël des suites d’une intervention chirurgicale. Yolande était conseillère communale depuis 2007. Elle présidait l’espace culturel de la ferme du Biéreau et était administratrice à TVCom. Elle avait aussi présidé la crèche communale « Les Tournesols » à Limelette. Et elle était déjà désignée, et pleine d’énergie, pour se représenter aux prochaines élections. Son engagement politique était indissociable de son engagement citoyen, à la Ligue des Familles ou chez Oxfam. Une implication constante au service des autres, et d’abord des plus faibles et des plus démunis. Toujours au four et au moulin, rédigeant l’éditorial d’une revue, accueillant le public au magasin Oxfam de la chaussée Provinciale à Mousty ou aux petits déjeuners Oxfam à Ottignies, elle avait le sens inné de l’accueil et du service. Dotée d’une grande sensibilité, toujours à l’écoute et respectueuse des points de vue différents, elle était de celles qui cherchaient à rassembler, à réconcilier, et par-delà les différences à susciter la synthèse qui fédère les énergies. Des personnalités comme celles-là sont trop rares et précieuses.

Au début de ce mois, c’est Gina Delvaux qui nous quittait. Elle aura été au service de notre Ville en tant que mandataire pendant 24 années : 12 ans comme Conseillère communale et ensuite 12 ans comme Conseillère CPAS, et ce jusqu’en 2012. Elle était très attachée à son quartier de Limelette où elle participait aux activités de l’association « Quand les femmes s’en mêlent ». Depuis plusieurs années, elle se rendait régulièrement dans les différents homes de notre commune et d’ailleurs, pour y pousser la chansonnette, accompagnée d’un accordéoniste. Là comme en toute circonstance, sa joie de vivre était communicative. C’est une dame au grand cœur qui s’en est allée.

L’esplanade : consultation populaire, schéma d’orientation locale

Pour le grand public, l’année 2017 à Ottignies-Louvain-la-Neuve, ce sera sûrement la consultation populaire sur l’extension de l’Esplanade. Comme vous le savez sûrement, les conséquences de cette consultation ne sont pas terminées à ce jour, puisque le Collège a décidé de lancer un schéma d’orientation locale (selon la nouvelle terminologie du Code entré en vigueur en juin dernier) sur la zone concernée et de l’accompagner d’un processus participatif qui est piloté par un comité composé de 8 conseillers communaux, issus de la majorité et de la minorité. A ce jour, les crédits budgétaires ont été votés par le Conseil communal, et le bureau d’étude chargé du schéma d’orientation locale vient d’être désigné. Celle du second bureau d’études chargé, quant à lui, du volet participatif, suivra prochainement.

Comment nous est venue cette idée de lancer un schéma d’orientation locale, qu’en abrégé on appellera désormais un SOL et qui permet, selon le prescrit du code, de geler durant une période maximale de trois ans, toute demande de permis ? Il se fait qu’en plus de l’extension de l’Esplanade, le Collège était aussi sollicité pour plusieurs autres demandes de permis, et cela pour des immeubles importants de logements et/ou de bureaux, qui étaient contigus au projet d’extension. Ces différents projets s’étaient évidemment concertés entre eux. Il nous semblait très peu opportun de délivrer un permis pour un immeuble dont une des façades devait être masquée par la future extension alors que celle-ci pourrait ne pas se faire, ou pas comme prévu par le demandeur. Il fallait donc se donner des garanties de cohérence globale.

Que peut-on retenir à ce stade de cette grande effervescence démocratique qui a agité notre ville pendant plusieurs mois ? La consultation a indéniablement livré un verdict clair : sur les 6.958 votants, qui représentent 26 % des personnes invitées à se prononcer, 80 % d’entre elles s’opposent au type de projet sous la forme d’un centre commercial actuellement sur la table. Telle est la réponse issue de la consultation. Mais il y a une autre face à la même pièce : l’université, propriétaire des lieux, a concédé à Klepierre un droit d’emphytéose en conformité avec les prescriptions urbanistiques fixées en 1997 pour cette zone, permettant notamment de construire des bâtiments pouvant accueillir du commerce.
Le débat, et dans un premier temps le processus participatif, devra dès lors prendre en compte ces deux données pour le moins contrastées, mais qui ont chacune leur légitimité.

Il ne vous aura pas échappé que la consultation populaire de juin dernier ne se contentait pas de demander l’avis de la population, par oui ou par non, sur une extension du centre commercial. A cette première question s’en ajoutaient 20 autres qui visaient à cerner des motivations quant au choix exprimé. Ce second volet de la consultation représente une réelle originalité et une innovation. Si le Collège communal a proposé cette formule au Conseil, c’est à la suite de diverses démarches préalables effectuées dans le courant de l’année 2016. Notamment auprès du fonctionnaire délégué de la Région wallonne qui nous avait confirmé que dans l’instruction de tout dossier, c’est la motivation de son avis ou de sa décision qui est centrale, alors que des considérations sur le mode « je veux ce projet » ou « je ne le veux pas » ne peuvent pas être prises en tant que telles en considération dans le cadre de sa décision. Il se fait que dans le cas de l’extension de l’Esplanade, ce sont deux fonctionnaires de la Région (l’un pour le volet urbanistique et l’autre pour le volet environnemental) qui seraient amenés à délivrer ou pas le permis sollicité.

La consultation populaire a bien évidemment été instaurée par le législateur dans l’intention d’améliorer les processus participatifs et de donner la parole à la population sur des enjeux et des projets qui la concernent directement. Mais sur ce cas précis, on voit combien cette intention louable peut très bien ne pas atteindre du tout son objectif. Dans la mesure où les fonctionnaires qui ont la main pour décider ne peuvent tout simplement pas l’intégrer dans le dispositif de leur délibération. Ce faisant, la consultation pourrait n’être qu’un gigantesque malentendu et de ce fait agrandir encore le fossé entre la population et les décideurs que la consultation est précisément censée réduire !

En ajoutant cette volée de questions additionnelles, c’est cet écueil-là qu’on a voulu atténuer : en instillant de la motivation dans le choix effectué. Dans le cadre du processus participatif qui sera mis en place prochainement, les réponses formulées à ces 20 questions pourront être utilisées et servir le cas échéant, à cerner plus finement les attentes de la population.

Participation : aussi pour l’avenir d’Ottignies

Mais je ne voudrais pas que la consultation populaire éclipse les autres initiatives de participation que la Ville a prises ou soutenues ces derniers temps. L’année dernière, je vous avais parlé de ces deux processus lancés simultanément sur Ottignies : l’un concernant le projet dit « Samaya » au nord de la gare d’Ottignies et l’autre couvrant tout le centre, et comprenant le Douaire jusqu’à la place du Centre en passant par le site des bétons Lemaire. Processus menés, quant à eux, avec la participation de quelques dizaines de riverains intéressés, sur plusieurs mois, ils ont permis au travers de groupes de travail d’élaborer des esquisses d’avenir pour ces deux quartiers. Sous cette forme, ces deux processus constituent pour nous des premières en leur genre, que nous avons trouvés très stimulants.

Depuis plusieurs années maintenant, on sent une pression forte en particulier sur le centre d’Ottignies. Et on sent bien aussi que cette réalité suscite une certaine appréhension du côté des habitants concernés. Les principaux outils dont la Ville dispose – et qui sont très précieux d’ailleurs – sont le Schéma de structure et le Règlement communal d’urbanisme. Ces outils ont clairement indiqué les orientations générales de notre développement depuis 1993. Comme vous le savez, nous venons de les réviser l’année dernière après deux enquêtes publiques.

Mais ces orientations générales méritaient d’être précisées et affinées. C’est ce que les deux processus participatifs viennent de réaliser.

Et c’est ce que nous avions aussi commencé à faire dès 2011-2012 pour les abords de la gare d’Ottignies avec un masterplan élaboré conjointement avec la SNCB et Infrabel et que nous avons finalisé en 2014. Je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises. Nous n’avons pas ménagé notre énergie pour faire avancer ce dossier stratégique qui concerne notre centre-ville, mais aussi la première gare de Wallonie en termes de fréquentation quotidienne. Aussi est-ce avec beaucoup d’attention que nous avons suivi les décisions prises par la SNCB et le Gouvernement fédéral. Récemment, on a donc pu apprendre comment sera affecté le milliard d’euros décroché par le Ministre Bellot pour finaliser le RER. Les travaux redémarreront donc au printemps prochain. Il s’agira dans un premier temps de finaliser les mises à quatre voies sur la ligne 161. Dans la foulée, devraient suivre les premières étapes de mise en œuvre de notre masterplan avec la réalisation des parkings en structure le long de la ligne 140 dans l’actuel parking des Droits de l’homme. Et également la refonte complète du faisceau des voies ferrées dans l’environnement immédiat de la gare. Nous avons déjà dû nous armer de patience dans ce dossier. Aujourd’hui, les signaux sont au vert et nous ne pouvons que saluer la reprise des travaux, mais il va de soi que les années seront encore nombreuses avant l’aboutissement final de notre masterplan. A court terme (et donc hors chantier RER), les travaux (certes modestes, mais indispensables) entrepris ces derniers temps, notamment au niveau des passages souterrains et des quais, seront terminés avec la suppression de la passerelle et son remplacement par de nouveaux accès via le parking des Villas, ainsi que des ascenseurs.

Le premier processus participatif que je mentionnais à l’instant a donc porté sur la partie nord du masterplan. Il s’agit du site Benelmat, une propriété privée d’une dizaine d’hectares en zone d’habitat, bordée largement par le quartier du fond de Bondry et les voies du chemin de fer.

L’autre processus participatif a concerné le centre d’Ottignies. A la différence du processus précédent, celui-ci associait aux riverains volontaires des acteurs spécifiques (comme les propriétaires du centre commercial du Douaire) ou des experts, comme des urbanistes ou un représentant du fonctionnaire délégué par exemple. La question était de dessiner un avenir pour le centre. Les participants ont utilisé pleinement les possibilités qui leur étaient offertes pour pointer les faiblesses et les potentialités de cette partie centrale de notre commune. Parmi les faiblesses, l’isolement de la galerie avec le reste du centre, notamment en raison des parkings, a été pointé immédiatement. D’où la proposition de parkings en structure. Ainsi que la reconfiguration du centre commercial : avec éventuellement du logement par-dessus et une coupure au beau milieu. Les atouts paysagers ont été soulignés : la trame bleue avec la Dyle ou verte avec les versants de la vallée. Et patrimoniaux avec la ferme du Douaire. Bref, on sent l’envie de saisir des opportunités et de soigner les ambiances urbaines en les rendant plus humaines et conviviales. Le résultat de cette réflexion a été présenté devant les conseillers communaux, et est désormais intégré dans le travail du bureau d’étude chargé de finaliser le schéma général d’aménagement du centre d’Ottignies. Parallèlement, nous sommes maintenant pratiquement arrivés au bout des achats par la Ville de toutes les maisons de l’îlot central de la place du Centre, ce qui permettra de donner une nouvelle vie à cette partie d’Ottignies qui en est le centre historique.

Ce futur schéma du centre et le masterplan de la gare constituent les outils de référence de ce que pourrait devenir tout le centre d’Ottignies pour les 10-15 prochaines années.

Une administration performante

La bonne gouvernance (et ce que je viens d’évoquer en fait partie) est au cœur de notre conception de la gestion de la cité. Comme vous le savez, nous avons élaboré à cette fin et adopté dès le début de cette mandature un Programme stratégique transversal. Ce PST représente notre engagement devant l’opinion, et est un outil de grande transparence de l’action publique. Il y a un peu plus d’un an, nous en avons présenté les éléments d’évaluation lors de plusieurs séances du Conseil communal. Mais il y a un autre volet du PST, nettement moins visible et qui d’ailleurs s’appelle le volet « interne » qui concerne le fonctionnement de l’administration en tant que telle.

Sans une administration qui fonctionne bien, c’est toute la mécanique qui se grippe, la qualité des services au public qui n’est plus assurée, et l’impossibilité de mener des projets à leur terme. La qualité du travail de l’administration, son professionnalisme, sa rigueur, son sens du service au public doivent être des préoccupations constantes des mandataires publics que nous sommes. Notre responsabilité en tant que mandataires est de donner à l’administration les moyens d’exercer correctement ses missions, d’acquérir ces qualités et ces performances, de partager ces valeurs, tout en s’épanouissant dans l’accomplissement de ces missions. Des exigences qui ne sont jamais définitivement acquises et qui doivent en permanence être éprouvées et travaillées.

Dans cet esprit, en 2010-2011, nous avions fait procéder à un audit général de tous nos services administratifs. Les recommandations de cet audit ont été progressivement mises en œuvre, par l’engagement de nouvelles compétences, par des réorganisations de services. Ce travail en profondeur et de longue haleine, est bien avancé, mais il n’est pas terminé. Et s’il y a encore des problèmes à résoudre, je crois pouvoir dire sans hésitation que le moteur tourne très bien. Mais il n’est jamais à l’abri d’imprévus ou de vents contraires.

Vous ne l’avez probablement pas perçu, mais cela a été le cas durant ces deux dernières années. Il se fait que pour des raisons personnelles, notre directeur général et notre directeur financier ont décidé de réorienter leur carrière à quelques mois d’intervalle. Ainsi Thierry Corvilain, qui était directeur général depuis 2003, a-t-il décidé de revenir à ses premières amours de directeur financier. En avril 2016, il était admis dans cette fonction (mais pour un stage d’un an, comme le prévoit la législation) à la commune de Chastre. Par ailleurs, pour se rapprocher de son domicile, Didier Passelecq, qui était notre directeur financier, était désigné dans cette fonction à Nivelles en février 2016. En quelques mois, notre administration était donc décapitée, et en particulier son comité de direction. Durant cette période qui était potentiellement très instable, ce sont trois fonctionnaires dirigeants qui se sont succédé pour assumer la Direction générale : Pierre Ponthière qui était Directeur du service du personnel, aujourd‘hui à la retraite, Karin Pire, Chef de division et responsable du service juridique, et Grégory Lempereur, Directeur du service des travaux. Tous trois ont assumé la responsabilité de maintenir le cap, et cela dans un contexte de grande incertitude. Ils ont notamment poursuivi la mise en œuvre des recommandations de notre audit. Grâce à eux, cette période qui aurait pu être chaotique, a été presque sereine, et les améliorations que nous attendions ont été poursuivies. Durant cette période, nous avons accueilli notre nouveau directeur financier, Bernard Dewel, qui exerçait la même fonction à la commune de Genappe. D’emblée, il s’est totalement investi dans sa fonction. En ce jour, je souhaite, au nom du Collège, les remercier chaleureusement tous les quatre devant vous pour l’implication et la compétence dont ils ont fait preuve durant cette période difficile. Le Collège, pour sa part, a lancé la procédure de remplacement du Directeur général durant l’été dernier. Et a décidé d’ouvrir une nouvelle fonction de directeur général adjoint. Après un appel à candidats par promotion, et suite à un examen passé devant un jury composé de Directeurs généraux d’autres communes et de professeurs d’université, le Conseil communal vient de désigner Grégory Lempereur en tant que Directeur général et Karin Pire, qui conserve par ailleurs la direction du service juridique, en tant que Directrice générale adjointe. Tous deux ont réussi brillamment leur audition devant le jury. Je tiens à nouveau à les en féliciter et à leur souhaiter le meilleur dans leurs nouvelles fonctions et responsabilités.

Je vous disais qu’une administration qui fonctionne bien est professionnelle, rigoureuse, qu’elle travaille dans un esprit de service au public et chaque agent doit s’y trouver bien et s’y épanouir. Un indice, me semble-t-il, de ces qualités réside notamment dans la prise d’initiative de chacun. Je voudrais prendre trois exemples qui me semblent très bien illustrer cette réalité au sein de notre administration.

Lors des réunions régulières entre notre service informatique et notre zone de police, avait été évoqué le besoin d’amélioration de la planification des équipes policières sur le terrain. Quelques réunions plus tard organisées par le responsable du service informatique, Pierre Richard, et le Chef de Corps, Maurice Levêque, le service informatique mettait au point ce qu’on appelle désormais le BSD, pour bulletin de service dynamique. Il s’agit d’une application informatique qui répond élégamment à la question posée et permet en l’occurrence d’envoyer la bonne patrouille aux bons endroits selon un itinéraire rationnel, et au bon moment. Dynamique, cette application dans la mesure où c’est elle qui propose les missions à réaliser sur base des informations (aussi diverses qu’un cambriolage, une maison inoccupée à observer, un problème récurrent de stationnement infractionnel,…) stockées à la police.
Système non seulement novateur, mais aussi très convaincant, au point qu’à ce jour, six autres zones de police nous l’ont demandé pour l’utiliser elles-aussi. Un très bel exemple de travail coopératif et innovant entre services différents.

Deuxième exemple : le suivi énergétique centralisé de tous nos bâtiments communaux. Et il y en a un certain nombre : 77 en tout, pour 55.000 m² construits. Ce sont près de 300 compteurs à relever. Dans le cadre de notre signature de la Convention des Maires pour le climat, nous avons pris l’engagement de diminuer de 40 % nos émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Cet engagement concerne toutes les émissions produites sur le territoire communal et pas seulement les émissions liées aux activités de l’administration communale. Néanmoins c’est par celles-ci que nous avons commencé, et plus précisément par nos bâtiments. Pour ce faire, on a établi d’une part un cadastre énergétique de tous nos bâtiments, qui a permis d’établir des priorités d’investissements économiseurs d’énergie, et d’autre part une comptabilité énergétique centralisée informatique. Auparavant, les relevés se faisaient manuellement ce qui impliquait des lenteurs et pouvait occasionner des erreurs. Suite à un marché de services avec une jeune entreprise locale, Opinum, cet outil a été élaboré dans le courant de l’année 2015 en concertation étroite avec Tanguy Boucquey, responsable de notre service énergie. Nous avons désormais accès à une plateforme web de suivi énergétique. Cette plateforme enregistre automatiquement les relevés et les centralise via des compteurs connectés ou via des relevés de compteur à l’aide d’une application sur smartphone. De la sorte, toute anomalie de consommation, tant en gaz qu’en électricité, peut être immédiatement détectée, et la programmation considérablement améliorée. Résultat : de 2014 à 2016, nos émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 16 %, soit un gain de plus de 200.000 €/an ! Des résultats très encourageants grâce à des technologies novatrices dont à ce jour nous sommes les seuls utilisateurs parmi les communes. Suite à notre retour d’expérience, la Province du BW vient aussi d’adopter ce logiciel.

Si c’est très normalement le Collège qui a donné les orientations générales et fait en l’occurrence le choix d’adhérer à la Convention des Maires, ce sont des agents communaux – et en l’occurrence, je veux ici remercier Tanguy Bouquey – qui ont fait preuve de créativité pour mettre au point, comme dans l’exemple précédent, les modalités les plus performantes.

Le troisième exemple vous est plus familier : il concerne le fleurissement de nos espaces publics. Chaque année depuis que la Province a lancé son prix « Villes et villages fleuris » au début des années 2000, nous avons toujours été les premiers avec la mention « trois fleurs ». Pour l’année 2016, nous accédions pour la première fois aux quatre fleurs, la mention la plus élevée, et pour la première fois, nous n’étions plus les seuls sur la plus haute marche du podium que nous avons partagée avec la Ville de Nivelles. Cette reconnaissance nous a incités à participer au concours régional qui vient d’être mis en place, et nous avons là aussi été crédités de la meilleure mention avec neuf autres communes de Wallonie. Ces distinctions récompensent un travail au quotidien mené là encore par nos agents communaux, et je voudrais en citer quelques-uns : Dorothée Hébrant, notre éco-conseillère, et Philippe Binot, Jacques Ponthière et Roger Van Binst qui coordonnent les équipes du plan vert sur le terrain, composées de 13 hommes à Ottignies et 8 à Louvain-la-Neuve. C’est à ces équipes sur le terrain qui mettent tout leur soin et leur fierté à la qualité de nos espaces que nous devons ces distinctions. Elles sont le résultat d’un travail de longue haleine en fonction d’objectifs qui ont trait évidemment à la qualité esthétique des fleurissements, mais aussi à bien d’autres dimensions et critères comme l’abandon des pesticides (nous avons été précurseurs puisque c’est chose faite dans nos espaces depuis 2016), la place faite aux plantes vivaces et aux arbustes, le fauchage tardif, notre gestion des plantes invasives, la participation citoyenne, par exemple avec la campagne « J’adopte un espace vert », ou encore l’arrosage des paniers fleuris par une entreprise sociale avec l’accompagnement d’un cheval. Il ne s’agit donc pas seulement d’embellir la Ville. Il s’agit d’une démarche globale qui tient compte de la biodiversité, de la protection des milieux et de la santé de tous.

Voilà autant de réalisations qui n’auraient probablement pas été couronnées de succès sans l’esprit d’initiative et la créativité d’agents communaux motivés. Qu’ils en soient encore remerciés.

L’administration est bien sûr omniprésente dans tous les dossiers portés par la Ville. C’est elle qui assure la permanence et la qualité de toute une série de services au public et qui accompagne les projets portés par le Collège communal. Et quand je dis qu’elle accompagne, cela signifie qu’elle conseille, recommande, dissuade parfois, permet d’éviter des erreurs, et en même temps peut se montrer, là encore, créative dans le cadre d’un projet. D’où l’importance pour une commune de disposer d’une administration à la fois compétente, critique et créative.

Sécurité

Parmi les compétences de base de la commune figure la sécurité publique. Un sujet qui a pris une nouvelle dimension depuis les attentats de Bruxelles et en France et l’instauration du niveau 3 de sécurité fixé par l’OCAM. Avec un effet concret et plutôt spectaculaire chez nous par l’annulation des 24 heures vélos en octobre 2016. Cette décision prise courageusement par le Centre sportif étudiant, organisateur de l’événement, sur base des recommandations formulées par la police, recommandations que je validais et assumais, m’avait valu à l’époque plus que quelques volées de bois vert. Nous avions convenu dès cette décision prise, de réfléchir aux modalités d’une prochaine édition qui puisse tenir compte des contraintes liées à la sécurité tout en proposant une édition qui reste dans l’esprit des 24 heures. C’est ce qui a pu avoir lieu en octobre dernier. Comme quoi, même sous la contrainte (parfois aussi grâce à elle), on peut réussir de belles choses. Mais je ne veux pas ici minimiser les contraintes bien réelles qui pèsent sur les organisateurs d’événements. Indépendamment de la problématique très spécifique du terrorisme pour laquelle nous avons installé une commission locale de vigilance, la sécurité est une préoccupation de tous les jours, portée bien sûr par notre police, mais pas seulement. Il s’agit d’un sujet qui fait, lui aussi, l’objet d’une véritable stratégie, élaborée au niveau local, en concertation notamment avec le Parquet et la police fédérale.

Depuis 2002, un plan zonal de sécurité a été élaboré et est revu périodiquement. Il comprend une série d’indicateurs et fixe les priorités d’action qui sont évaluées chaque année au sein d’un conseil zonal de sécurité. Avec une quinzaine d’années d’expérience (et de points de comparaison), on peut dire que la plupart des indicateurs de sécurité vont plutôt dans le bon sens sur notre territoire. A l’exception de deux d’entre eux : les vols dans les habitations et le tapage nocturne. Si les vols constituent une réalité dans tout le Brabant wallon et sont gérés en concertation avec les autres zones et le Parquet, la question du tapage nocturne, qui frappe principalement Louvain-la-Neuve, reste un problème que je trouve préoccupant, dans la mesure où il touche une des caractéristiques au cœur du projet-même de Louvain-la-Neuve, à savoir la cohabitation habitants-étudiants. Sur de nombreux plans, cette cohabitation est une réussite. Mais il faut le constater : la nuit, ça se passe nettement moins bien ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la croissance des appels pour tapage nocturne est quasi-continue depuis 2002. La légère diminution en 2006 et 2007 me semble trouver son explication dans la mise en œuvre en mars 2006 des sanctions administratives communales.

En plus du plan zonal de sécurité, nous avons voulu nous donner d’autres sources d’information destinées à compléter et à affiner celles dont dispose la police. Il s’agit des enquêtes locales de sécurité. Ces enquêtes visent à solliciter les habitants (et chez nous : aussi les étudiants) sur leur perception des questions de sécurité. La police fédérale effectuait ce genre d’enquête, et cela sur une soixantaine de communes du pays, dont la nôtre. Mais pour des raisons budgétaires, ces enquêtes ont été arrêtées en 2009. Considérant qu’elles apportent des informations potentiellement précieuses, nous avons décidé d’en organiser nous-mêmes : et ce en 2011 et en 2016-17. Lors de ces deux enquêtes, nos échantillons étaient excellents : plus de 500 personnes ont répondu en 2011 et près de 2000 en 2016-2017, et cela sans compter les étudiants qui ont aussi fortement participé. Qu’en ressort-il ?

Qu’entre 2011 et 2016, le sentiment d’insécurité est resté quasiment identique et est plutôt faible (sur le tableau, les données en bleu concernent 2009 et celles qui sont en rouge concernent 2016-17), avec environ 75 % des répondants qui ne se sentent jamais ou rarement en insécurité, ce pourcentage s’améliorant très légèrement. Quand on aborde les comportements d’évitement (comme empêcher les enfants de quitter la maison ou éviter d’ouvrir à des inconnus), la diminution est davantage perceptible. Globalement donc, en cinq ans, le sentiment de sécurité s’est amélioré. Cela ne veut toutefois pas dire qu’il n’y ait aucun problème. Ne fut-ce que parce qu’il y a 4,5 % de personnes qui se sentent souvent ou toujours en insécurité !

Ces enquêtes permettent aussi d’identifier les problèmes tels qu’ils sont perçus, et cela dans chaque entité. Parmi les problèmes d’insécurité mentionnés prioritairement, on retrouve classiquement les questions de sécurité routière ou de propreté. Et cela recoupe en général nos observations de terrain ou les interpellations qui nous sont adressées, tout en pouvant les affiner géographiquement par exemple. Et ce sont bien sûr des sujets que nous continuons à travailler. Même si par exemple, le nombre d’accidents graves sur le territoire a considérablement diminué en depuis 2002. Et même si on a renforcé significativement les équipes de nettoyage ces dernières années.

Quant au tapage nocturne, il se retrouve lui aussi au premier plan des préoccupations. On y revient donc. Et dans ce cas, il s’agit bien d’une spécificité de notre ville.

C’est la raison pour laquelle dans notre plan zonal couvrant la période 2014-2017, la problématique intitulée « Louvain-la-nuit » a été ajoutée à nos priorités d’action ; décision qui a été accompagnée d’un renforcement de nos contrôles. Les premiers résultats de ces nouvelles décisions sont là. De 2014, où nous avions 41 dossiers de sanctions administratives pour tapage nocturne, nous sommes passés à 208 dossiers en 2017. Ces chiffres témoignent de notre volonté de prendre le problème à bras-le-corps. Mais c’est toute une politique qui se met en place, avec son volet préventif et informatif, complété par d’autres mesures à caractère réglementaire, comme plus que probablement de nouvelles ordonnances destinées à limiter les activités en certains endroits et certaines périodes de l’année, comme autour du lac de LLN par exemple.

Attractivité : atout et défi

Notre Programme stratégique transversal a intégré la dynamique extrêmement forte de développement que connaît notre Ville et son attractivité (confirmée de façon très impressionnante par l’Institut Wallon de Prospective et de Statistique en 2014, qui nous plaçait en tête de toutes les communes de Wallonie pour les conditions de bien-être). Cette attractivité exceptionnelle est évidemment un atout formidable. C’est aussi un défi redoutable. Avec ses inconvénients. Le premier d’entre eux étant la difficulté de se loger, essentiellement en raison des prix. Notre volonté est d’encadrer ce développement et d’agir de manière globale. C’est ce que nous faisons en nous dotant d’outils tels que schéma de structure, schéma général de développement, masterplan ou plan communal de mobilité. Il s’agit pour nous d’utiliser au mieux ce contexte éminemment favorable pour améliorer encore la qualité de vie dans notre Ville. Par la qualité et la diversité des services disponibles. Par la qualité des relations sociales et des lieux de vie. Nous sommes une ville atypique de mixités : mixité culturelle avec 140 nationalités, mixité cultuelle, mixité sociale. Nous voulons préserver ces diversités.

En matière de logement, nous voulions conserver notre taux de 10 % de logement sociaux. Et il semble que nous y parviendrons grâce aux 150 logements sociaux qui auront été construits durant cette mandature, auxquels on doit ajouter près de 50 kots sociaux pour étudiants. Mais aussi grâce au résultat des négociations que nous menons depuis quelques années avec les promoteurs privés qui déposent des demandes de permis pour des projets importants. A ce jour, nous disposons d’engagements pour devenir propriétaires de 14 logements construits ou en projet, et l’équivalent de cinq parcelles de terrains constructibles. Comme je vous l’avais expliqué l’année dernière, notre réalité démographique est très spécifique, avec une diminution sensible, ces 15-20 dernières années, des tranches d’âge 25-40 ans et zéro-10, soit les jeunes familles, et une augmentation plus forte qu’ailleurs des plus de 65 ans.

Pour répondre aux difficultés qu’éprouvent à se loger les jeunes familles disposant de revenus de début de carrière, l’outil que nous finalisons est le « Community land Trust » qui pourra trouver à s’appliquer sur les parcelles de terrain que j’évoquais à l’instant, mais aussi et surtout sur une partie des 30 ha du futur quartier Athena-Lauzelle. Pour rappel, le principe est de céder gratuitement un terrain à une famille pour lui permettre d’y construire sa maison à un coût total plus bas que les prix du marché. Il y a bien sûr des conditions à la clé, notamment au moment de la revente, de manière à pérenniser le dispositif.

Concernant les aînés, il faut se préparer à une hausse de la demande de lits en maisons de repos à l’avenir. Le projet Balzat dont le chantier a débuté récemment y contribuera, ainsi que le projet de maison de repos déposé à la Région par notre CPAS, et envisagé derrière la Mégisserie. Mais les besoins des aînés ne se réduisent pas, loin s’en faut, à ce type de besoin là. La problématique est bien plus large. C’est la raison pour laquelle, nous soutenons l’enquête menée pour le moment auprès des plus de 55 ans de notre Ville par le département de démographie de l’UCL, avec la collaboration de notre conseil consultatif des aînés. Nous pouvons espérer disposer à son terme d’une connaissance originale et fine des attentes des aînés, ce qui devrait nous permettre de mettre en œuvre des politiques innovantes non seulement en matière de logement, mais aussi sur tous les aspects de la vie personnelle et sociale des aînés.

2017 : voiries, chantiers…

Un des postes les plus importants pour la Ville sur le plan budgétaire concerne les routes et l’égouttage. La rénovation des voiries du centre d’Ottignies entreprise depuis 2008 s’est poursuivie. Avec des objectifs esthétiques d’amélioration de la qualité des espaces publics, de modération des vitesses et de sécurisation des usagers faibles. Ainsi avec l’avenue Reine Astrid et la rue des Deux-Ponts qui sont devenues des rues cyclables et avec la rue de la Chapelle qui est devenue une zone résidentielle. L’aménagement d’un carrefour à feux à la Porte de l’Europe à Limelette est enfin réalité. Il s’agit là d’un chantier de la Région. Cela fait des années qu’on en parlait. La Ville et la Région avaient effectué une étude de principe pour sa sécurisation. Aujourd’hui, tous les retours qui me parviennent sont très positifs pour cet aménagement qui sécurise et gère beaucoup mieux les flux de véhicules de part et d’autre du pont de la SNCB. A Céroux, c’est l’égouttage des voiries adjacentes à la Grand-rue qui se termine. En matière de mobilité, notre plan « Wallonie cyclable » couvrait la période 2011-2017. Il nous aura permis de bénéficier de 1.500.000 € de subsides et de réaliser 25 km de voies sécurisées, ce qui porte à 105 km la totalité des voies sécurisées sur notre territoire. Comme je l’avais évoqué l’année passée, ces investissements se sont accompagnés d’une augmentation de 5 % chaque année des cyclistes au quotidien, et de 7 % par an vers la gare d’Ottignies. Des très belles avancées donc, même s’il y a encore assurément beaucoup à faire.

En avril dernier, nous inaugurions la nouvelle salle de sport à la plaine des Coquerées. Cette salle compte 1.200 m² qui s’ajoutent aux 2.700 m² de la partie ancienne. Elle porte désormais le nom de salle « Jean Sondag ». Au printemps prochain, on poursuivra avec l’installation de trois padels.

En septembre dernier débutait le chantier de notre futur gîte d’étape (ou auberge de jeunesse) d’une capacité de 124 lits parfaitement situé à proximité de la place de l’Université.

2017 aura aussi été l’année de notre jumelage, éminemment symbolique, avec la Ville de Leuven. Dans la dénomination même de notre Ville, il y a la trace d’un épisode significatif de notre histoire nationale. Et pour les francophones de ce pays, le Walen buiten est le souvenir d’une défaite, voire d’une humiliation. Si nous avons décidé de poser ce geste, c’est en raison d’une sérénité retrouvée, qui n’est pas seulement liée au temps qui passe, mais surtout à la réponse que les francophones y ont apportée, à savoir la réussite de ce pari fou qui fut de concevoir en quelques années une ville nouvelle, devenue modèle de la ville de demain. Dans la foulée de ce jumelage, une centaine d’habitants de Leuven viendront visiter LLN en avril.

2017 aura aussi été l’occasion de célébrer des anniversaires. Le 10ème anniversaire de Louvain-la-Plage, qui aura une nouvelle fois été un réel succès. Le 10ème anniversaire de notre prix de la BD Diagonale-Le Soir. Nous voulions inscrire dans notre Ville un prix de renom à caractère culturel. Avec un jury d’exception présidé par Jean Dufaux, ce prix a tracé son sillon et commencé à se faire reconnaître, notamment dans le secteur culturel. Le 10ème anniversaire de la Maison du développement durable, créée conjointement par la Ville et l’Université, qui aura été l’occasion de faire le point, tant au plan international qu’au plan local, sur cette problématique si cruciale, et qui est une des dimensions centrales de notre Programme stratégique transversal.

Il y a évidemment bien d’autres projets que ceux qui sont portés par la Ville qui ont significativement marqué l’année écoulée. Je voudrais mentionner en premier lieu la tant attendue inauguration du Musée L, cette magnifique rénovation de l’ancienne bibliothèque des sciences, qui permet désormais de donner toute leur mesure aux très riches collections venues du monde entier et de toutes époques que l’université a constituées depuis quelques siècles. Et cela toujours dans l’esprit du dialogue entre les œuvres, les époques et les cultures.

Les travaux de l’incubateur chinois ont quant à eux démarré et avancent bien. Il s’agit d’une première phase d’un projet exceptionnel qui est destiné, pour rappel, à accueillir environ 1.500 travailleurs européens et chinois sur des projets de haute technologie.

La clinique St-Pierre pour sa part a poursuivi la modernisation de ses infrastructures avec l’inauguration en septembre dernier de son nouveau bâtiment administratif. Un bâtiment passif sur le plan énergétique et très réussi sur le plan architectural.

La salle d’athlétisme indoor pour laquelle nous nous étions tant mobilisés en 2010 et 2011, avec le parrainage d’Eddy Merckx et de Jacques Borlée et que nous attendions avec impatience, sort également de terre.

Quant au parking RER à LLN, il est désormais fonctionnel. Bien sûr le RER n’est pas encore réalité. En outre, le parking n’est relié que par un accès provisoire à la N 4 et son accès définitif à l’autoroute est encore à réaliser ; la Région annonce ce chantier dans le courant de cette année.

Je voudrais aussi saluer l’ouverture récente de trois surfaces commerciales d’alimentation biologique : Biostory et Grasshopper’s à Ottignies et Färm à LLN. Ces trois surfaces viennent s’ajouter à Mondobio à Mousty et Alimenterre à LLN. Un signe des temps très encourageant, et nous leur souhaitons
le meilleur.

Tous ces exemples illustrent évidemment l’impressionnant développement dont bénéficie notre Ville.

Et pour 2018...

Et 2018 ne devrait pas être en reste. La ferme du Biéreau devrait entrer dans une nouvelle phase de rénovation avec les anciennes écuries et la cour intérieure, l’école de La Croix sera agrandie de deux classes, la place des Wallons complètement refaite, l’égouttage de la vallée du Pinchart sera poursuivi avec les rues des Prairies et du Charnois. On devrait aussi voir plus clair sur l’avenir des piscines : rénovation ou nouvelle piscine ?

Par ailleurs les constructions du projet Courbevoie au-dessus du parking RER devraient aussi débuter. On parle de près de 600 logements. Le chantier Agora porté par Eckelmans sera terminé. Juste à côté pourrait sortir de terre le centre des langues, réalisé conjointement par l’UCL et le Forem. Probablement aussi la rénovation du théâtre Jean Vilar.

Bref une année comme toutes les autres. Effervescente comme toutes les autres. A l’image de ce qu’est notre Ville.

Tous ces projets que je viens d’énumérer font le dynamisme et le rayonnement de notre Ville. Mais ils ne seraient pas grand-chose sans la vie intense qui les accompagne, sans toute cette implication citoyenne dans nos quartiers, dans nos entreprises, dans nos écoles, et dans tous les secteurs. Sans tous ces réseaux de solidarité et ces bénévolats. C’est cela que nous voulons mettre à l’honneur chaque année à l’occasion de cette cérémonie. C’est tout cela qui rend la vie dans notre ville si intéressante et passionnante. C’est tout cela aussi qui rend la fonction de mandataire à Ottignies-Louvain-la-Neuve si exaltante. Mais si exigeante aussi.

C’est aussi pour cela qu’il y aura de la passion durant la période pré-électorale dans laquelle nous allons bientôt entrer. Je suis sûr que ce sera dans le respect mutuel des opinions des uns et des autres. Parce que nous aimons les débats, même si nous aimons surtout faire avancer concrètement les choses.

Les années électorales sont en général un peu plus pimentées et survoltées que les autres. Elles constituent un moment privilégié pour échanger et réfléchir à l’avenir que l’on veut se donner.

Bien sûr tous les outils de programmation dont nous nous sommes dotés et que j’ai évoqués, ont préparé et orienté cet avenir. C’est un aspect crucial de la gestion publique. A défaut, on est vite accaparé par le quotidien et on perd complètement de vue l’horizon et les objectifs. Mais ces outils de programmation ne ferment évidemment pas le champ des possibles. Le débat conserve toute sa place et tout son sens.

« J’ai décidé de tourner la page »

Personnellement, j’ai toujours adoré cette effervescence pré-électorale. Comme vous le savez, j’ai décidé de tourner la page et ne serai donc plus en première ligne pour défendre une vision, des projets et une manière de les porter collectivement. C’est donc aussi la dernière fois que je m’adresse à vous à l’occasion de cette cérémonie des vœux et des mises à l’honneur. Ce n’est pas sans un pincement, même si c’est un choix préparé, mûrement réfléchi et serein. Cependant, aujourd’hui, nous ne sommes qu’au tout début de cette année que je vais donc assumer pleinement. Peut-être toutefois avec un peu plus de distance.

Cette soirée est avant tout un moment de plaisirs partagés, de retrouvailles. En ce début d’année, et au nom de tous les membres du Collège communal, je vous présente, à vous et à vos proches, nos meilleurs vœux de bonheur, de santé et de joie de vivre.


Liens vers d'autres sites



Nous contacterGaleries photosVie privéeNotes légalesPlan du siteNewsAgendaAnnuaireDocumentsVos réactionsCrédits
FR NL EN DE ES
fermer