Le tapage, priorité de notre police
Affichage pour les mal voyants

Services communaux - 19.07.2018 - Marie-Claire Dufrêne

Notre zone de police maîtrise la plupart des phénomènes auxquels elle est confrontée. Malheureusement, ce n’est pas le cas des nuisances sonores, qui continuent d’augmenter, surtout à Louvain-la-Neuve. Il y a une réelle volonté de prendre ce problème à bras le corps.


Le bourgmestre Jean-Luc Roland et le chef de notre zone de police Maurice Levêque ont présenté les résultats 2017 du Plan Zonal de Sécurité (PZS) à la presse, le 4 juillet. En présence du procureur du roi Jean-Claude Elslander.

« Depuis la mise en œuvre des PZS en 2002, nous avons constaté une diminution de 40% du nombre d’accidents de la route, sur notre territoire », se réjouit le bourgmestre. « C’est le résultat d’un faisceau d’initiatives : le placement de nombreux radars préventifs et répressifs, les contrôles (vitesse et alcool), mais aussi les aménagements routiers (casses-vitesse, sécurisation des passages pour piétons…). »

Plusieurs points noirs demeurent hélas, comme la sécurité à certains carrefours, la conduite sous influence (alcool et drogue) et la sécurité des usagers faibles (cyclistes et piétons).

Fin 2017, en accord avec le procureur, le Conseil communal a adopté un nouveau règlement relatif au roulage, qui prévoit que plusieurs infractions sont désormais verbalisées par des sanctions administratives (687, entre février et juin 2018). Ainsi, les contrôleurs de la zone bleue (et plus seulement la police) peuvent sanctionner le stationnement gênant et dangereux.

Moins de cambriolages, plus de tapage

On peut se réjouir d’une diminution du nombre de cambriolages (194 faits en 2017, pour 279 en 2016) - la tendance vaut pour tout l’arrondissement - mais ce type de criminalité (due aux délinquants locaux et aux bandes itinérantes) est très volatil.

La police continue de surveiller les maisons inoccupées (à la demande des habitants qui partent en vacances), renseigne au sujet des moyens de techno-prévention, effectue des revisites après les cambriolages, sensibilise les étudiants au moment de la rentrée académique (pour qu’ils ferment les portes et fenêtres de leurs kots)… Elle encadre trois Partenariats Locaux de Prévention (PLP, « Les voisins veillent »).

Une autre priorité du PZS concerne « Louvain-la-Nuit ». Les plaintes pour tapage (sur la voie publique et dans les immeubles) continuent d’augmenter.

« Il y a une réelle volonté de prendre ce problème à bras le corps », assure le bourgmestre. « Ces incivilités peuvent faire l’objet de sanctions administratives, depuis 2006. En 2015-2016, les procédures ont été allégées, la façon de rédiger les PV simplifiée, l’équipe des fonctionnaires sanctionnateurs renforcée. Le délai est raccourci entre le constat et l’infliction de la sanction. En 2017, pour 198 PV, 162 amendes ont été infligées (En 2015 : 110 PV et 54 amendes ; en 2014 : 50 PV et 34 amendes). »

Evidemment, la sanction n’est pas forcément la réponse. Parfois le bruit a disparu quand la police arrive, ou celle-ci ne parvient pas à en déterminer l’origine, ou encore, il s’agit d’un bruit autorisé (une sono lors d’un événement, par exemple). Souvent aussi, les habitants subissent sans se plaindre.

« Ces derniers mois, la police a mené quelques opérations spécifiques en soirée. Et constaté que le problème était plus étendu que le nombre de plaintes qui lui parviennent : pour un appel reçu, neuf autres faits de nuisances sonores », signale le bourgmestre. « C’est en raison de cette situation que les contrôles et les sanctions se sont multipliés. »

Trop de coups et blessures

En matière de criminalité de rue, notre zone de police reste dans le « hit parade » de l’arrondissement, même si on constate une légère diminution du nombre de vols à main armée et de vols avec violence mais sans arme.

La nuit, les coups et blessures se produisent majoritairement à Louvain-la-Neuve.

« Le facteur « alcool » est présent. Sous influence, l’auteur ne se maîtrise plus et la victime est un oiseau pour le chat », constate le chef de zone Maurice Levêque. « On fait tomber, on casse un nez…»

Compte tenu de ce qui est rapporté à la police, on ne peut pas prétendre que les faits de violence sexuelle - voyeurisme, attouchements… - sont particulièrement élevés dans la cité universitaire (en moyenne, une dizaine par an). Cependant, on est conscient qu’il existe un chiffre noir : beaucoup de choses se passent entres les jeunes, consenties ou pas. L’alcool aidant, les souvenirs sont parfois flous.

Un chiffre noir, il y en a un aussi pour les violences intrafamiliales : les victimes n’osent pas porter plainte (113 plaintes en 2017, pour violence physique (54), sexuelle (5), psychique (45) ou économique (9)).

« Les femmes issues de l’immigration sont moins enclines à signaler les violences en raison de leur situation : elles craignent de perdre leur tire de séjour, ne peuvent pas compter sur un cercle de personnes dignes de confiance, dépendent financièrement de leur mari… », constate Maurice Levêque.

Jean-Claude Elslander a profité de la conférence de presse pour féliciter nos policiers, qui sont parvenus à démanteler plusieurs réseaux de fabrication et commerce de drogue, dans des kots étudiants. Les investigations se poursuivent car le phénomène demeure.

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