Comptes rendus
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Le compte rendu de la séance du 21 février.


On pressentait qu’il serait long, il le fut ! Près de 4 heures, essentiellement consacrées à la révision du Schéma de Structure Communal (SSC) et du Règlement Communal d’Urbanisme (RCU). Finalement votée majorité contre opposition (ça aussi, on le pressentait !).

Avant cela, le bourgmestre demande aux conseillers d’approuver la demande de subsides et la création d’un droit de jouissance sur un terrain de l’UCL, au profit de la Ville, en vue de la rénovation des piscines ou de la construction de nouvelles piscines à Blocry (dont la Ville est propriétaire, avec l’UCL et la Fédération Wallonie-Bruxelles). Jean-Luc Roland explique que le Conseil d’Administration du centre sportif se réunira le lendemain pour arrêter son choix.

« La rénovation des piscines est estimée à 10,1 millions d’euros », annonce le bourgmestre. « L’alternative - la construction d’une nouvelle infrastructure, de 50x25m, soit une surface nagée augmentée de 50%, et l’avantage d’une distance olympique - coûterait 12,8 millions. »

Le bourgmestre détaille les qualités de cette alternative : une autre localisation (entre l’école de Blocry et le centre sportif, le long du boulevard de Lauzelle), qui permettrait de désengorger le quartier de l’Hocaille ; la possibilité de ne pas interrompre le service (les anciennes piscines continueraient de fonctionner, le temps de construire les nouvelles).

La minorité fait aussi savoir sa préférence pour une nouvelle construction. Elle serait plus coûteuse, mais compte tenu du prix de l’aménagement d’une piscine provisoire (1 million/an), nécessaire si l’option « rénovation » était retenue, la différence ne serait pas énorme.

« Nous sommes sensibles à ce que le personnel ne soit pas licencié », ajoute l’échevin des Sports Benoît Jacob.

Les conseillers donnent leur accord sur les deux scénarios, en espérant que le CA de Blocry retiendra le meilleur.

Le plat de résistance

Les conseillers sont invités à approuver la révision du Schéma de Structure Communal (SSC) et du Règlement Communal d’Urbanisme (RCU). L’échevin de l’Urbanisme Cedric du Monceau explique comment ce dossier est étudié depuis plusieurs années, par les services communaux, la Commission Consultative d'Aménagement du Territoire et de Mobilité (CCATM) et la Région. Il évoque les deux enquêtes publiques, de 2015 et 2016.

« Il s’agit notamment d’intégrer le développement durable dans notre RCU. Jusqu’à présent, l’utilisation du bois n’était pas permise, c’est dommage. »

L’échevin communique quelques éléments du diagnostic réalisé par le bureau d’études : la population qui ne rajeunit pas (qui demande un autre type d’habitat, en particulier des appartements en centre-ville), le potentiel foncier, l’attractivité de nos trois gares, le défi de la mobilité…

« Le Schéma de Structure nous permet de canaliser les énergies, de guider les intentions des promoteurs, dans la perspective d’un meilleur avenir pour tous. Nous mentionnons les lieux où nous souhaitons avoir une vision sur les projets : les alentours de la RN4, les bords du lac et le site de la gare des bus à Louvain-la-Neuve… »

A ceux qui s’inquièteraient d’une urbanisation trop forte, Cedric du Monceau signale que le SSC a pour objet de limiter et guider le développement de 50% du territoire communal (les 50 autres % sont non-constructibles). Il rappelle la volonté du Collège de préserver le caractère rural des plateaux.

« Nous n’avons pas modifié les options de densité, par rapport à l’ancien Schéma. Nous avons légèrement augmenté le périmètre urbanisable, dans la vallée de la Dyle afin d’y intégrer la gare d’Ottignies et ses alentours, qui méritent d’être améliorés. »

Il explique comment les SSC et RCU sont liés : « Si on cadenasse les visions au sol, il faut aussi les cadenasser en hauteur, dans les options architecturales », dit-il. « Le nouveau RCU facilitera la tâche de ceux qui respectent les règles, que nous assouplissons quelque peu afin d’intégrer les nouvelles technologies de la construction. Ainsi, le toit plat sera permis. »

Reporter en juin ?

La minorité demande que ces points soient reportés au Conseil de juin, pour trois raisons. Le conseiller Julien Tigel Pourtois rappelle son intervention du mois précédent : le report permettra d’intégrer les résultats de la consultation populaire au sujet du projet d’extension du centre commercial de L’esplanade. Il évoque une erreur matérielle, dans un des documents du consultant soumis à l’enquête, et craint un vice de forme : suite à l’enquête, les réclamants n’ont reçu aucune réponse à leur courrier, pas même un accusé de réception. N’est-ce pas une obligation légale ?

Le conseiller Nicolas Van der Maren soutient l’argumentation de Julien Tigel : « Ce vice de forme, c’est une faiblesse dans le dossier. Réglez ce problème, consultez les juristes de la Ville. C’est quasiment un conseil d’ami ! »

Le bourgmestre Jean-Luc Roland ne voit aucune raison de reporter le vote. Il explique que le fait qu’un accusé de réception n’ait pas été envoyé ne constitue pas une infraction, dans le cadre de la procédure SSC/RCU. Un accusé sera néanmoins envoyé. En ce qui concerne la consultation populaire, il ne voit pas non plus de raison de reporter le vote, dans la mesure où le texte qui est proposé permet bien sûr la réalisation de l’extension de L’esplanade, mais d’autres choses aussi (artisanat, enseignement). « Vous vous faites les porte-parole de quelques opposants à l’extension qui ont l’impression qu’en modifiant le Schéma, toute extension serait rendue impossible définitivement. Ce qui est un leurre. C’est le Conseil communal qui garde la main : telle est la loi. En outre, si on décidait d’interdire aujourd’hui (ou après la consultation) toute extension, on donnerait aux demandeurs des armes dont j’espère vous mesurez l’impact potentiel ?! »

La demande de report est refusée, majorité contre opposition.

Majorité contre opposition

Le débat se poursuit, au sujet du contenu de la révision. Les conseillers Bénédicte Kaisin, Nicolas Van der Maren et Julien Tigel Pourtois lisent respectivement 4, 6 et 7 pages d’arguments, pour justifier le choix de la minorité de voter contre la révision.

C’est la preuve qu’ils ont beaucoup travaillé sur ce dossier - Bénédicte Kaisin et Julien Tigel sont membres de la CCATM, Nicolas Van der Maren l’a été - mais la longueur est malheureusement préjudiciable à l’intérêt, à cette heure tardive.

Le Collège les remercie néanmoins pour leur analyse. Il remercie aussi les services communaux, qui ont effectué un travail de titans.

Bénédicte Kaisin regrette les données du diagnostic obsolètes, l’étude qui ne tient pas compte de la situation dans les communes voisines, les liens qui manquent avec les autres documents et schémas urbanistiques, le Plan communal de Mobilité non actualisé sur Ottignies… « On lit que la densification entamée entraîne la transformation de la « résidence à la campagne » vers un modèle basé sur la « ville verte », est-ce vraiment ce que les citoyens souhaitent ? En 1993, l’objectif avoué était d’atteindre 45.000 habitants, qu’en sera-t-il demain ? Nous pensons qu’une densité maximale doit être fixée pour le centre d’Ottignies (de Mousty à Limelette), alors que le SSC le prévoit en zone « No Limite » (min 30 logements/ha). »

Nicolas Van der Maren appuie les arguments de sa colistière : longueur de la procédure, réflexion sur la mobilité insuffisante, diagnostic dépassé… « On continue de baser toute la révision du SSC sur l’hypothèse de l’essor démographique alors que depuis 2010, l’augmentation s’est fortement ralentie, pour s’inverser à partir de 2012, puisque la population de notre commune a commencé à diminuer. » Il dénonce « l’inconsistance » du Schéma : « Le SSC prévoit une partie de La Baraque en zone d’habitat à caractère villageois (avec une densité maximum de 8 logements/ha) alors que ce quartier est à proximité directe d’une nouvelle gare RER. Tandis que pour la Porte de l’Europe à Limelette, la densité est illimitée. C’est difficile à avaler. »

Julien Tigel ne comprend pas que la reconversion du site de Benelmat (Limelette) ne soit plus liée à l’élargissement du pont de l’Europe. « Dans le SSC, vous ne conditionnez la reconversion du site à aucune mesure de mobilité. Vous dites même que le viaduc de Masaya est une charge d’urbanisme du RER, alors que le viaduc n’est pas compris dans le permis du RER. Et lorsque vous êtes devant les habitants de Limelette, vous promettez que la reconversion du site de Benelmat ne se fera pas sans le viaduc. Que la réalisation du viaduc sera une charge d’urbanisme pour le promoteur. » Et le conseiller de s’interroger : « Combien de viaducs prévoyez-vous ? Financés par qui ?! »

Julien Tigel s’oppose à la densification des centres de Limelette, Céroux et Rofessart. Il s’intéresse à la subdivision des bâtiments existants : « dans le centre d’Ottignies et de Louvain-la-Neuve, elle doit se faire de manière horizontale. Ailleurs, elle doit se faire préférentiellement de manière verticale, pour permettre à chaque logement d’avoir un jardin. Cela n’a pas de sens ! »

Une vision d’avenir

L’échevin de l’Urbanisme répond aux différents arguments et qualifie l’attitude de la minorité de négative - « contraire à l’intérêt de limiter la croissance » - parce qu’elle n’amène pas une vision d’avenir. « De toutes façons, les gens vont construire : ils en ont le droit, quand ils sont propriétaires d’un terrain. Le SSC et le RCU ont pour but d’encadrer le développement, suivant la nature des projets et leur lieu d’implantation. A la Région wallonne, on nous dit qu’il n’y a pas d’autre commune qui mette autant de mécanismes en place, pour canaliser l’énergie des promoteurs et des particuliers. » Cedric du Monceau signale que la majorité n’a pas l’ambition d’atteindre tel ou tel chiffre maximal de population. Quant au viaduc de Masaya, son coût - 14 millions - imposera de mutualiser.

L’échevin de la Mobilité David da Câmara Gomes constate qu’il y aura de plus en d’encombrements aux heures de pointe. Le parc automobile ne cesse de croître (+17% d’immatriculations en 2016, en Brabant wallon) alors que les améliorations suggérées sur le réseau primaire, dans le Plan Communal de Mobilité, n’ont pas encore toutes été réalisées. « Plus d’aménagements amèneraient encore plus de voitures. Il faut encourager d’autres formes de mobilité. »

Les conseillers Nancy Schroeders et Jacques Otlet se disent favorables à la révision du Schéma de Structure mais opposés aux options prises par la majorité. « Les anciens habitants ne reconnaissent plus leur ville », regrette Jacques Otlet. « Essayez de vous garer à la gare d’Ottignies l’après-midi, c’est impossible ! Comment pourront se déplacer les 2000 à 2500 nouveaux habitants?! »

Le bourgmestre voit de la peur dans l’attitude de la minorité. « Notre ville est très attractive. Nous souhaitons que nos enfants puissent aussi y construire et s’y installer. Nous avons la chance de pouvoir la développer en la rendant encore plus attractive et belle. »

Le dessert

En fin de séance, les conseillers apprennent que la tutelle a refusé l’augmentation de la redevance pour les exhumations, laquelle est donc maintenue à 1500€. La conseillère Nelly Roobrouck s’en félicite et rappelle qu’elle s’était abstenue lors du vote.

L’échevin de la Mobilité David da Câmara Gomes propose de déplacer la cabine haute tension de la rue de la Chapelle, pour permettre à un riverain d’accéder plus facilement à son garage. Le conseiller Dominique Bidoul s’y oppose, estimant que la Ville n’a pas à dépenser 40.000€ pour le confort d’un seul riverain, d’autant que cette cabine existe depuis 1976 et que le garage n’a jamais fait l’objet d’une demande de permis (il l’a vérifié auprès du service Urbanisme). L’échevin remarque que la taille de la cabine a triplé avec le temps, et qu’elle gêne vraiment l’entrée du garage. D’après ses informations, le garage a bien fait l’objet d’une demande de permis. Problème ! Le point est voté, majorité contre opposition.

L’échevin du Tourisme Benoît Jacob explique que les Maisons du Tourisme de Wallonie sont passées de 42 en 2016 à 28 au 1er janvier 2017. Il n’y en a plus que trois en Brabant wallon. Celle dont nous faisions partie (la Maison du Tourisme des Ardennes Brabançonnes « MTAB ») a fusionné avec la Maison du Tourisme de Villers-la-Ville et accueille désormais la commune de La Hulpe. Elle regroupe onze communes et compte trois points d’accueil: un à Wavre, un à Villers-la-Ville, un à Louvain-la-Neuve.

L’échevin de l’Enseignement Michel Beaussart annonce que le Centre de Loisirs Actifs (CLA) accueillera à nouveau les petits dès 2,5 ans, dans ses plaines de vacances. L’expérience menée l’an dernier a remporté un grand succès.

Il est près de minuit quand le bourgmestre annonce la réforme de notre budget 2017, par la tutelle, en raison des bonnes nouvelles venues du Fédéral. « On nous fait inscrire une augmentation de 200.000€ au précompte immobilier et de 900.000€ à l’impôt des personnes physiques. Cela dit, d’expérience, on est à peu près sûrs qu’on ne les aura pas ! », précise-t-il.

 


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