Des ruchers en ville
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Mon environnement - 21.10.2010 - MC Dufrêne

Les abeilles, essentielles au maintien de la biodiversité sur notre planète, sont en danger. La Ville envisage de mettre trois sites communaux à la disposition des apiculteurs, pour leur permettre d’y installer des ruches.


Depuis une quinzaine d’années, l’abeille est confrontée à un taux de mortalité record, partout dans le monde.

« J’ai perdu 60% de mon cheptel en 2010 », regrette le Stéphanois Claudy Englbert, vice-président du cercle d’apiculteurs « Mouch’ti brabançon », qui anime un rucher-école au Bois des Rêves d’Ottignies. « Avant, on faisait du miel dans une boîte à chaussures. Aujourd’hui, il faut énormément de connaissances pour conserver ses colonies. Les anciens apiculteurs sont dégoûtés et abandonnent. »

Les causes de la disparition des abeilles sont multiples. Les pesticides, fongicides et herbicides notamment utilisés pour l’agriculture intensive les affaiblissent. D’autre part, la monoculture ne laisse aucune place à la variété végétale. Les abeilles ne trouvent alors plus de fleurs pour butiner.

La surmortalité des butineuses est un réel problème quand on sait le rôle majeur qu’elles jouent dans le maintien de la biodiversité. Un tiers des ressources alimentaires de notre planète provient en effet de la pollinisation par les insectes, les abeilles en assurant les trois quarts.

Un environnement végétal propice à proximité des bassins d’orage

Même s’il n’est pas encore question de voir l’abeille disparaître de la surface de la Terre, il est urgent de multiplier les initiatives pour la sauvegarder. Notre Ville souhaite apporter sa contribution, en mettant trois sites communaux à la disposition des apiculteurs, pour leur permettre d’y installer des ruches.

« Les ruches ne demandent guère d’espace (1m²/ruche) mais on ne peut pas les mettre n’importe où. Il faut des terrains clôturés – pour éviter le vandalisme – à au moins 10m des rues ou des sentiers publics. Certains apiculteurs n’ont pas la possibilité d’installer une ou deux colonies dans leur jardin. »

L’échevine de l’Environnement Cécile Lecharlier, l’éco-conseillère Dorothée Hébrant et le vice-président du Mouch’ti brabançon ont visité plusieurs terrains communaux susceptibles d’accueillir des ruchers. Trois d’entre eux ont été retenus, voisins des bassins d’orage de Pallandt, Lambermont et de l’avenue des Justes. Les lieux, sécurisés, offrent une orientation et un environnement végétal favorables.

Les apiculteurs intéressés sont invités à se faire connaître auprès du service Environnement de la Ville : 010 / 42 05 66 ou de Claudy Englebert : 010 / 45 23 75.

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