Des abeilles dans nos bassins d’orage
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Mon environnement - 24.08.2015 - Marie-Claire Dufrêne

Notre Ville « Maya » met ses bassins d’orage à la disposition des apiculteurs en recherche de sites où installer des ruches.


En Wallonie, 350 espèces sauvages d'abeilles et bourdons permettent la fécondation et la reproduction de plus de 80% des espèces végétales. Un tiers de l'alimentation humaine et trois quarts de nos cultures agricoles dépendent de la pollinisation par l'intermédiaire des insectes.

Depuis 2011, le « Plan Maya » permet d'œuvrer quotidiennement en faveur des abeilles. Notre Ville y participe :
  • installation de nichoirs à insectes en divers lieux ;
  • mise à disposition de lieux pour permettre l’installation de ruches ;
  • semis de prés fleuris et d’arbres mellifères ;
  • mise en place de quartiers « zéro pesticides ».
« Nous invitons nos habitants à agir eux aussi en faveur des insectes pollinisateurs, en n’utilisant plus de pesticides au jardin, en semant quelques m2 de pré fleuri, en accueillant une ruche… », encourage l’échevine de l’Environnement Cécile Lecharlier.

Du miel pour Noah

Plusieurs bassins d’orage (à Céroux, Louvain-la-Neuve, Ottignies…) - propriétés communales - ont été reconnus propices à l’installation de ruches, en raison de leur bel environnement floral et de leur accès clôturé. L’Ottintois Robert Turner a installé cinq ruches (trois grandes et deux petites) dans celui situé à l’angle de l’avenue Lambermont et de la rue du Baleau (Limelette), durant l’été 2014.

« Au départ, je souhaitais le faire chez moi. Mais l’éco-conseillère de la Ville m’en a dissuadé, afin d’éviter les conflits de voisinage. »

Pour pouvoir disposer du lieu, Robert Turner a dû signer la convention qui prévoit notamment qu’il soit formé et parrainé par des apiculteurs chevronnés. Le Stéphanois Claudy Englebert, président de l’Association des apiculteurs de Louvain-la-Neuve, a accepté d’endosser ce rôle (sur notre photo, filleul et parrain sont côte à côte !), avec aussi André Tordeur, de Profondsart.

« Mes abeilles sont des « Buckfasts », abeilles commerciales les plus populaires en Belgique. J’envisage de commander des abeilles noires, natives de Belgique, meilleures pour l'apiculture bio. »

Robert Turner est ravi de cette première année de « métier », qui l’a vu déjà récolter cinq pots de miel. Papa depuis deux mois, il se réjouit de faire découvrir les richesses de la nature à son petit Noah. C’est aussi dans ce but qu’il a commencé à cultiver un potager respectueux de la biodiversité.
 
Informer pour sensibiliser

Notre ville compte une vingtaine d’apiculteurs (la plupart « amateurs ») et entre 130-150 ruches. La législation prévoit que celles-ci soient déclarées, si elles sont en zone d’habitat.

De plus en plus d’entreprises sont candidates à l’accueil de ruches. Ainsi, AGC Glass Europe (Louvain-la-Neuve) et GSK (Wavre) ont mis leurs terrains à la disposition du Centre Apicole de Recherche et d’Information de Louvain-la-Neuve. Le « CARI » dispense des conseils aux apiculteurs professionnels tandis que l’Association des apiculteurs de Louvain-la-Neuve organise des formations pour les débutants (prochaine session : en janvier 2016). Cette dernière dispose d’un rucher école au Bois des Rêves (la Province a aménagé un nouveau local à cet effet).

« Il est important de sensibiliser à l’importance de l’abeille pour l’avenir de l’humanité. Je suis désolé de constater que beaucoup de gens confondent les abeilles avec les guêpes ou les bourdons ! »

Claudy Englebert invite tous ceux qui souhaitent s’informer à visiter son stand à l’occasion de la Fête de la Pomme, en octobre à Céroux.

Info : environnement@olln.be
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