Conseil communal
Affichage pour les mal voyants

Hotel de Ville - Vie politique - 20.09.2018 - Marie-Claire Dufrêne

Le compte rendu de la séance du 18 septembre.


Le Conseil débute alors que sept sièges sont vides, côté minorité. Que se passe-t-il, à un mois de l’échéance électorale : une manifestation d’opposition ? Rien de grave, semble-t-il. Les conseillers finiront par arriver à peu près tous.

L’échevin en charge des Droits de l’Homme Michel Beaussart annonce l’ajout d’un point en urgence : une proposition de motion pour réclamer la libération immédiate d’Amaya Coppens (dont une partie de la famille est ottintoise), arrêtée le 10 septembre au Nicaragua. La jeune étudiante en médecine est présente symboliquement (en photo) sur un des sièges, dans le public. Le point sera abordé en fin de séance.

Loger les curés

Les conseillers doivent se prononcer sur la convention-type de bail à loyer relatif à la mise à disposition d’un logement au desservant des paroisses. Cela concerne les deux cures dont la Ville est propriétaire, à Ottignies et Rofessart.

La conseillère Nelly Roobrouck s’inquiète : il n’y est pas fait mention de la présence éventuelle d’animaux, il n’est pas non plus prévu d’état des lieux, pourquoi faut-il d’office autoriser la sous-location ?

Le bourgmestre Jean-Luc Roland explique qu’il s’agit d’une demande de l’Archevêché, lequel souhaite pouvoir imputer des charges locatives (eau/électricité) au desservant. Aucun contrat n’existe aujourd’hui. Quant à la sous-location, elle devra faire l’objet d’un accord de la Ville si elle dépasse un mois.

« La fabrique d’église se chargera des détails pratiques », assure l’échevin des Cultes Benoît Jacob.

Nelly Roobrouck et Mia Dani s’abstiennent, les autres (25 conseillers) votent pour.

Le bourgmestre présente les mesures de sécurité réduites - vu le niveau de sécurité passé de 3 à 2 - pour les prochaines 24Heures vélo. Il propose ensuite un exposé sur les missions du Plan de cohésion sociale et du Plan stratégique de sécurité et de prévention. Ces deux services étaient auparavant réunis sous l’intitulé « Cellule de Développement Communautaire ». Ils sont basés à l’antenne communale de Louvain-la-Neuve.

Urbanisme : 11 ans, un supplément

L’échevin de l’Urbanisme Cedric du Monceau rappelle l’utilité de la révision du Schéma de Structure et du Règlement Communal d’Urbanisme pour encadrer le développement urbain - le processus a duré 11 ans - et se réjouit qu’il n’y ait (à sa connaissance) pas de recours à ce sujet. Il avance alors la douloureuse : un peu plus de 46.600€ TVAC, pour couvrir le supplément de travail du consultant. « Cela correspond à une augmentation de 39% du budget, alors que le consultant a vu son travail augmenter de 78%. » Il estime que la note est raisonnable.

Les conseiller Nicolas Van der Maren et Julien Tigel Pourtois regrettent la longueur de cette révision, qui a conduit à dépasser le budget. « Pas de recours, c’est normal, puisqu’aucun réclamant n’a encore reçu l’information comme quoi le dossier avait été approuvé par la Région », remarque le second.

L’échevin estime lui aussi que ce dossier a été « scandaleusement trop long ». « La matière est complexe. On a en plus allongé le processus parce qu’on a voulu qu’il soit le plus participatif possible, avec quatre soirées d’information, plusieurs enquêtes… ». Il considère que 46.000€ pour un consultant, c’est moins coûteux que s’il avait fallu engager une personne supplémentaire au service Urbanisme pendant plusieurs années. Cela a aussi permis d’enrichir la réflexion.

« 46.000€, c’est le prix du supplément. Au total, cette révision a coûté 170.000€ », précise Nicolas Van der Maren.

La minorité s’abstient.

CPAS : compte et modification budgétaire

Le président du CPAS Jacques Duponcheel s’avance, pour présenter le compte 2017 du CPAS. Le conseiller Bernard Liétar l’arrête : « Le Code de la démocratie locale ne permet pas que le président et les conseillers du CPAS assistent à l’examen des comptes ».

Le bourgmestre Jean-Luc Roland signale que cela n’a jamais posé de problème jusqu’ici. Le président du Conseil Hadelin de Beer de Laer propose de permettre au président du CPAS d’informer les conseillers, quitte à ce qu’il n’assiste pas à la discussion.

« Ce n’est pas légal », insiste Bernard Liétar.

Le compte du CPAS est donc approuvé sans présentation ni débat, moyennant 7 abstentions au sein de la minorité.

Le président du CPAS présente alors la 2e modification au budget 2018 (ceci, c’est légal). A l’ordinaire : l’indexation des salaires du personnel, l’augmentation de 40€ des revenus d’intégration sociale (RIS) des bénéficiaires qui ont charge de famille, l’engagement d’un consultant pour la prise en charge du Règlement sur la protection des données, des honoraires pour l’étude et les travaux d’archivage. A l’extraordinaire : des travaux à la résidence du Moulin (le remplacement des baignoires par des douches, l’aménagement du jardin) et au rez-de-chaussée du bâtiment propriété du CPAS au bas de la chaussée de La Croix.

Piscines olympique en 2022

L’échevine en charge des Bâtiments Annie Galban-Leclef retrace l’historique du dossier des piscines. En février 2017, la Ville a présenté deux projets au Gouvernement wallon (une rénovation ou la construction d’une piscine olympique). En mai 2018, celui-ci a marqué son accord de principe sur un subside pour un projet de construction. Le coût de cette infrastructure avoisine les 15 millions d’euros (le subside, 5 millions d’euros). La part de chaque copropriétaire (Ville, Fédération, UCLouvain) sera de 3.080.000€. L’échevine souligne les avantages d’une nouvelle construction le long de l’avenue de Lauzelle : pas de fermeture pendant la durée du chantier, amélioration de la mobilité à L’Hocaille, diminution des coûts de fonctionnement. Elle demande d’approuver le marché pour l’assistance dans les domaines juridique et des techniques spéciales et évoque la date de mai 2022 pour l’inauguration de la nouvelle piscine.

Le bourgmestre Jean-Luc Roland, qui préside le Comité de pilotage de ce projet, fait prendre conscience qu’une telle somme va peser dans le budget de la prochaine mandature. « On ne pourra dépenser qu’un million pour tout le reste de notre budget extraordinaire, si on ne veut pas amplifier notre dette. »

L’échevin des Finances David da Câmara Gomes explique comment la Ville a choisi de voir ses parts R (celles-ci sont supprimées) converties en parts A, dans le capital d’ORES, plutôt que de se les faire rembourser. Le rendement de 4-4,5% est intéressant.

Le conseiller Philippe Delvaux répète aussitôt l’explication, en plus long, ce qui agace la minorité : « Je veux rassurer l’échevin : on avait bien compris », indique le conseiller Nicolas Van der Maren.

L’échevin du Commerce Cedric du Monceau regrette le monopole d’ORES, qui fait que les raccordements coûtent des fortunes aux petits indépendants. Il serait plutôt d’avis de reprendre la somme, pour l’utiliser à quelque chose d’utile pour les citoyens.

La proposition de l’échevin des Finances est adoptée à l’unanimité.

L’échevin de la Jeunesse Benoît Jacob présente l’évaluation 2014-2017 du Plan de cohésion sociale. Le rapport d’activité est approuvé à l’unanimité.

Inclusion aux Coquerées

L’échevin de l’Enseignement Michel Beaussart projette la photo de la classe des enfants qui, porteurs d’un handicap, sont accueillis « en inclusion » à l’école communale des Coquerées (Mousty). Il félicite la directrice Corine Bertrand, à l’initiative de ce projet avec l’école du Grand Tour de Wavre. « Ce type de projet devrait se généraliser avec le pacte d’Excellence. L’école de Mousty a une longueur d’avance », dit-il.

Le conseiller Bernard Liétar rappelle - il en sait personnellement quelque chose - comment l’école de Mousty a déjà une expérience d’accueil des enfants sourds et malvoyants : on doit la féliciter pour cela. Le conseiller Nicolas Van der Maren évoque un enrichissement pour tous. Il explique comment son frère, handicapé, devait faire quotidiennement deux heures de route pour se rendre à l’école.

Le bourgmestre fait part de son agacement au sujet de dépenses rejetées par le directeur financier. « Alors que nous en avions toujours 3 ou 4, elles ne font plus qu’augmenter : 18 cette fois-ci ! Il s’agit de dépenses budgétisées et à faire. Je ne sais pas ce que ça veut dire, je vais interroger l’administration ! »

Libérer Amaya

En fin de séance, les conseillers votent une motion pour demander la libération immédiate d’Amaya Coppens (dont une partie de la famille est Ottintoise) et de tous les manifestants arrêtés suite à des manifestations pacifiques, au Nicaragua.

Ils chargent le Collège de transmettre cette motion aux autorités nicaraguayennes via leur ambassade à Bruxelles et au ministre belge des Affaires étrangères.

Facebook : Liberté pour Amaya et tous les prisonniers politiques au Nicaragua

 

https://www.change.org/p/for-the-release-of-amaya-and-other-activists-against-the-ortega-government-in-nicaragua

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