Conseil communal
Affichage pour les mal voyants

Hotel de Ville - Vie politique - 28.09.2016 - Marie-Claire Dufrêne

Le compte rendu de la séance du 20 septembre.


Les habitants de la rue Haute (Blocry-l’Hocaille) sont dans la salle. Avant que la séance ne débute, ils expriment leurs craintes sur les aménagements prévus pour leur rue et en appellent à une nouvelle concertation.

Le Conseil doit se pencher sur ces aménagements et approuver le cahier des charges. Un point inscrit trop tôt, selon les habitants : l’enquête s’est terminée la veille, les conseillers n’ont certainement pas eu le temps d’analyser les remarques émises sur le projet.

Au moment d’en parler, l’échevin en charge de la Mobilité David da Câmara Gomes reprend une à une les critiques formulées par les habitants. Ce dossier s’inscrit dans le cadre du Plan Communal Cyclable. La rue Haute n’est plus aux normes (largeur des trottoirs, largeur de la bande roulante…), la police ne peut pas y verbaliser les véhicules mal stationnés.

Il s’agit de travaux coûteux (600.000€), mais la Ville peut obtenir des subsides wallons importants (350.000€), puisque l’aménagement permettra d’améliorer le confort des cyclistes qui se déplacent entre Ottignies et Louvain-la-Neuve.

« Ce ne sera pas une autoroute à vélos », rassure l’échevin. « Dans une zone résidentielle, la vitesse est limitée à 20km/h, y compris pour les cyclistes. L’aménagement profitera également aux personnes âgées, aux parents avec poussettes… qui éprouvent des difficultés à se déplacer dans la rue, dans son état actuel. » Et d’ajouter « L'argument du cahier des charges avant le permis est une pratique largement répandue ; le cahier des charges est suffisamment modulaire pour répondre à toute modifications qu'imposerait le Fonctionnaire délégué au permis ».

Les riverains ont été consultés à deux reprises. Suite à la première enquête, le « tout asphalte » imaginé au début a été remplacé par une proposition privilégiant des pavés de porphyre et des pavés gris tambourinés. Ceux-ci sont trop foncés ? On pourra en choisir d’autres, similaires au Blanc de Bierges, comme le demandent les riverains. Quant aux places de parking, elles n’ont pas encore été déterminées.

« La latitude d’aménagement est là », constate le bourgmestre Jean-Luc Roland. « On pourra aussi décider de ne pas passer tout de suite en zone résidentielle, observer la situation et l’évaluer ensemble. »

La minorité recommande de ne pas se presser dans ce dossier. Si les habitants ne veulent pas de ces aménagements, pourquoi les leur imposer ? « On risque de perdre des subsides ?! C’est de l’argent public, pourquoi le gaspiller ?! Il y a d’autres priorités cyclables à Louvain-la-Neuve », remarque le conseiller Cédric Jaquet. « On obtient des dérogations aux normes assez régulièrement. Plutôt que de refaire l’entièreté de la rue, aménageons seulement une bande pour les modes doux. »

Le débat se prolonge au-delà du raisonnable. Certains conseillers de la majorité sont mal à l’aise, pris entre deux feux : l’intérêt collectif défendu par l’échevin… et le fait de vouloir se ranger à côté de leurs voisins et/ou amis de la rue. Malaise perceptible au moment du vote, quand la conseillère de la majorité Marie-Pierre Lewalle se range du côté de la minorité pour réclamer le report du point. Report rejeté par 18 voix « contre » et 13 « pour ». Le cahier des charges est approuvé ensuite, par 18 voix « pour » et 12 « contre », Marie-Pierre Lewalle s’abstenant.

24H vélo, bâtiments, cimetières

D’autres points sont abordés plus rapidement. Ainsi l’ordonnance de police pour la 40e édition des 24Heures vélo, qui prévoit - menace terroriste oblige - la limitation des soirées sur trois sites. Il s’agit de pouvoir y assurer la sécurité, en y contrôlant les accès. « Il se pourrait que l’organisateur fasse payer ces soirées - quelques euros, le prix d’une chope… - pour financer ces services de sécurité accrus. Cela montre les contraintes dans lesquelles nous sommes, la volonté d’assurer la sécurité… en faisant tout ce qui est possible pour que l’événement ait lieu, malgré tout », déclare le bourgmestre Jean-Luc Roland (NDLR : depuis lors, on a appris la décision du CSE de ne pas organiser l’événement, vu l’augmentation des coûts liés à la sécurité).

L’échevine en charge des Bâtiments Annie Galban-Leclef présente deux dossiers pour lesquels les entreprises demandent un délai d’exécution supplémentaire et annoncent des avenants : l’extension de l’école fondamentale de Limauges et du Centre sportif de la Plaine des Coquerées. Ce qui fait réagir vivement le conseiller Dominique Bidoul : « Tous vos dossiers comportent des avenants, des délais supplémentaires. Il faut sanctionner les auteurs de projets ! Le chantier des Coquerées devait être terminé en mai, qu’est-ce qui justifie un tel dépassement du délai ? » L’échevine évoque le percement d’une porte qui a été demandée en cours de chantier par les responsables du centre sportif pour permettre le passage de gros matériel dans le nouveau hall sportif. Elle signale que dans certains cas, des sanctions sont imposées lorsque les entreprises ne respectent pas les délais prévus initialement.

L’échevine de l’Environnement Julie Chantry demande l’adhésion à la charte wallonne « Cimetière nature », pour améliorer le potentiel d’accueil de la vie sauvage dans les cimetières. « La charte prévoit que nous aménagions des espaces de recueillement de façon à les rendre aussi accueillants et agréables que possible : bancs, plans d’eau, nichoirs, plantation d’essences indigènes… pour recréer un contact serein homme-nature. Nous souhaitons aussi valoriser le patrimoine funéraire remarquable, en mettant en valeur les sépultures d’importance historique », détaille l’échevine. La conseillère Nelly Roobrouck s’abstient, car malgré le fait que des panneaux explicatifs de la démarche s’y trouvent déjà, rien n’a encore été fait au cimetière de Blocry. « Les chemins sont boueux, il y a des mauvaises herbes entre les monuments », regrette-t-elle. L’échevine signale qu’Ottignies-Louvain-la-Neuve vient d’être citée en exemple pour l’entretien de ses cimetières, dans un article de presse. « Il n’y a que 4 fossoyeurs, ils ne peuvent pas travailler partout en même temps. Les travaux d’aménagement n’ont pas encore commencé au cimetière de Blocry. »

CPAS, enseignement…

Le président du CPAS Jacques Duponcheel demande aux conseillers d’approuver le compte 2015 du CPAS et la première modification au budget 2016. Un budget qui avoisine les 15 millions d’euros. Il explique pourquoi la part communale a augmenté de 400.000€ : le CPAS estime à 10,5% l’augmentation des revenus d’intégration sociale « RIS », cette année. Ottignies-Louvain-la-Neuve en accorde 470, sur les 2378 accordés en Brabant wallon.

« Il faudrait entamer une réflexion sur les raisons de cette exception », suggère le conseiller Jacques Otlet, qui a présidé le CPAS par le passé. « Nous octroyons 20% des RIS du Brabant wallon alors que nous n’avons pas 20% de sa population. Nous nous privons de nombreux moyens pour apporter des services que notre population serait en droit de revendiquer. »

Jacques Duponcheel reviendra sur l’action du CPAS en décembre, lors de la réunion conjointe des deux conseils (Ville et CPAS).

Le bourgmestre Jean-Luc Roland annonce une augmentation de la dotation communale à la police de près de 200.000€, en raison de l’indexation des salaires arrivée plus vite que prévu.

Les conseillers votent à l’unanimité une motion pour demander aux pouvoirs supérieurs qu’ils pratiquent la même rigueur budgétaire que celle qu’ils imposent aux communes. En modifiant les données en cours d’exercice, ils font s’effondrer tout le travail de préparation de celles-ci. La motion invite le ministère des Finances à mettre en place un mécanisme qui permette le versement d’1/12e des additionnels communaux tous les mois.

L’échevin de l’Enseignement Michel Beaussart propose que l’implantation primaire de La Croix de l’école de Limelette retourne à la Croix, pour que celle-ci redevienne l’école fondamentale (et plus seulement maternelle) de La Croix. Alors qu’il n’y avait plus que 52 élèves dans la section en 2010-2011, ils sont 105 aujourd’hui. L’échevin félicite le directeur de l’école de Limelette, à qui l’on doit ce succès.

Points ajoutés et bilan du PST

Les conseillers examinent les points ajoutés : les travaux qui se prolongent à l’avenue Provinciale (déjà 195 jours de travail, alors qu’ils ne devaient durer que 100 jours ouvrables), les malfaçons dans l’immeuble de logement sur le site de l’ancienne mégisserie, les mesures pour prévenir les inondations et coulées de boues.

Le ministre des Pouvoirs Locaux nous ayant annoncé une diminution de la dotation du Fonds des Communes de quelque 307.000€, les conseillers votent une motion pour demander au Gouvernement wallon de ne pas pénaliser notre Ville qui a fait le choix d’une politique fiscale modérée. Pour lui demander aussi de revoir à la hausse le poids des externalités dans le calcul de notre dotation au Fonds des Communes (notre Ville supporte des charges pour une population résidente non domiciliée – les étudiants – estimée à 10.000 personnes ; elle dispose aussi d’infrastructures qui profitent à une population qui dépasse largement les limites communales).

Si le Conseil se termine aussi tard - il est 2h du matin - c’est en raison du dossier de la rue Haute, mais aussi parce qu’il a été décidé que deux échevins présenteraient chaque fois un bilan du Plan Stratégique Transversal de la majorité, pour les matières qui les concernent. Cette fois-ci, il a été question de la politique du logement et de l’enseignement. Les conseillers de la minorité reconnaissent que c’est intéressant, mais que si le débat avait lieu lors de la réunion des Affaires générales qui précède le Conseil, on gagnerait du temps.
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