Conseil communal du 21 mars : compte rendu
Affichage pour les mal voyants

Hotel de Ville - Vie politique - 24.03.2017 - Marie-Claire Dufrêne

Il y est notamment question des efforts réalisés par la Ville pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, dans la perspective d’atteindre une neutralité carbone en 2050 (notre photo).


En début de séance, l’échevin Michel Beaussart présente un bilan « à mi-parcours » des actions prévues dans le Programme Stratégique Transversal (PST), pour ce qui concerne l’énergie. Il évoque les investissements réalisés depuis 2013 (châssis, chaufferies, éclairage, énergies renouvelables, isolation), les marchés en tiers investissement/contrats de performance énergétique qui ont permis à la Ville de réduire de 37% ses dépenses d’électricité et de 27% ses dépenses de gaz, pour ses bâtiments les plus importants. « Depuis deux ans, nous sommes parvenus à réduire nos émissions de CO2 de 16%, ce n’est pas mal », dit-il.

Il rappelle comment la Ville, en adhérant à la Convention des Maires en mars 2016, s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au-moins 40% d’ici 2030. Elle vise même une neutralité carbone en 2050 (soit une réduction de 90%). (NDLR : il en sera question dans le dossier Energie du Bulletin communal à paraître début avril)

La minorité se réjouit de ces beaux résultats. Le conseiller Julien Tigel Pourtois constate cependant que la réduction de 40% prévue par la Convention des Maires concerne l’ensemble du territoire communal : la Ville parviendra-t-elle à convaincre les privés de la rejoindre dans ses efforts ? « Nous étions conscients qu’il y avait une manne d’économies à faire au niveau communal, c’est la raison pour laquelle nous avons plus d’une fois demandé la réalisation d’un cadastre énergétique. »

L’échevin ne trouverait pas honteux de ne pas arriver à la réduction espérée pour l’ensemble du territoire, puisque les décisions en matière d’énergie se prennent à d’autres niveaux de pouvoir. « Par contre, je trouverais honteux de ne pas y arriver pour les propriétés sur lesquelles nous avons la main. C’est à nous de montrer l’exemple ! »

Tous se félicitent de l’engagement d’un conseiller en énergie, un investissement rentable : « Il rapporte plus qu’il ne coûte ! »

La conseillère Nelly Roobrouck veut savoir si tous les bâtiments communaux sont équipés de compteurs bi-horaires. L’échevin lui signale que ces bâtiments consomment peu la nuit. « Le bi-horaire d’aujourd’hui n’est plus le bi-horaire d’hier. A l’avenir, on parlera plutôt d’horaires variables, puisque l’électricité est plus ou moins abondante à des moments différents. »

Des femmes, svp !

Alors que l’échevin Cedric du Monceau, en charge de la Toponymie, propose d’appeler « rue des Erables » la voirie carrossable située entre la rue du Petit-Ry et la zone du Piroy, la conseillère Nelly Roobrouck constate qu’il y a trop peu de noms de femmes dans nos rues: quatre à Louvain-la-Neuve et guère plus à Ottignies. La Ville a pourtant compté plusieurs personnalités féminines. Elle cite Renée Jacqmotte et Maud Duchâteau. « Politiquement, ça, c’est fort, bravo Nelly ! », répond l’échevin (NDLR : Maud Duchâteau a siégé 24 ans au Conseil communal, comme élue communiste).

L’échevine en charge des Bâtiments Annie Galban annonce qu’un nouveau pavillon sera installé à l’école communale de Limelette, lequel accueillera deux classes. Le pavillon qui sert actuellement de réfectoire sera déplacé, pour gêner moins la vue des voisins.

« A quand une nouvelle école ? », interroge le conseiller Julien Tigel Pourtois, qui regrette que l’accueil des élèves soit de moins en moins agréable à l’avenue de Jassans et qualifie les Limelettois de « parents pauvres » en matière scolaire.

Des remarques qui font bondir l’échevin de l’Enseignement Michel Beaussart. « Ce sous-sous-régionalisme, au 21e siècle ?! Qu’est-ce qui vous fait dire que l’accueil est de moins en moins agréable dans cette école ?! Faut-il refuser des élèves parce qu’on considère que c’était mieux avant ?! L’école croît, on y ajoute des pavillons, et quand il y aura assez d’élèves, on entamera les 10 ans de procédures nécessaires à l’obtention des subsides, pour la construction d’une nouvelle école. C’est exactement ce qui s’est passé pour l’école de Lauzelle. »

L’échevine de l’Environnement Julie Chantry explique comment la Ville souhaite répondre à l’appel à candidature wallon, pour l’opération « Communes Zéro Déchet ». « Si nous sommes sélectionnés, nous bénéficierons d’un accompagnement gratuit de l’ASBL Espace Environnement, pendant 2 ans. »

Le conseiller Julien Tigel Pourtois s’étonne que la part des déchets organiques collectés à Ottignies-Louvain-la-Neuve (8kg/habitant/an) est faible, par rapport à la moyenne wallonne. L’échevine l’explique par le succès du compostage individuel (la Ville accorde une prime à l’achat d’une compostière). Elle parle d’une marge de progression certaine, qui motive les services à travailler pour que soit instaurée une collecte au poids. La difficulté réside dans la taxation des personnes non-domiciliées.

Rappelons que notre Ville a été la première du Brabant wallon à organiser une collecte des déchets organiques, depuis 2010. Mont-Saint-Guibert et Chastre le font depuis.

Bois de chauffage

Julie Chantry demande aux conseillers d’approuver les conditions pour la vente au personnel communal/CPAS/police de bois de chauffage stocké au service Travaux. « Plutôt que de le vendre au personnel, ce qui ne rapporte pas grand-chose, pourquoi ne pas le donner à des personnes qui sont dans la précarité ? », suggère le conseiller Dominique Bidoul. La conseillère Bénédicte Kaisin remarque qu’à un tarif quatre fois moins élevé que celui du marché, il s’agit d’un avantage en nature qui risque de susciter des jalousies.

« Encore faut-il être sûr que les personnes dans la précarité se chauffent au bois », remarque l’échevine Annie Galban, qui devine que certains en profiteraient pour revendre le matériaux.

« Le personnel communal le fait peut-être », répond Dominique Bidoul.

L’échevin des Finances David da Câmara Gomes précise qu’il s’agit de bois non coupé et non séché, qui comprend des poteaux et des potelets cassés. L’offrir à des personnes précarisées ne serait pas un cadeau, à moins de demander au personnel de le débiter, le trier, le transporter… ce qui serait onéreux.

Le président du CPAS Jacques Duponcheel déclare que les idées simples ne sont pas toujours bonnes. Les logements sociaux sont équipés d’une chaudière et il est interdit d’y utiliser des chauffages d’appoint.

« L’offrir alors à des associations, comme Saint-Vincent de Paul ou l’Entraide de Blocry ? », propose le conseiller Patrick Piret-Gérard.

L’échevine prend note de toutes les suggestions et rassure : la vente de bois au personnel se pratique déjà, sans qu’elle n’ait jamais été source de chamailleries.

BD et concours 3D

Les conseillers de la minorité s’abstiennent pour deux points relatifs à la fête de la BD Diagonale prévue en mai. Il s’agit d’approuver deux conventions de partenariat, avec une librairie et une maison d’édition, pour l’accueil des auteurs en dédicaces. La conseillère Nancy Schroeders justifie cette abstention par le manque d’informations au sujet de cette fête. L’échevin de la Culture David da Câmara Gomes représentera ces points au Conseil d’avril, avec le programme de la manifestation.

Le conseiller Philippe Delvaux présente un projet de souscription publique pour permettre de financer un concours d’impression en 3D imaginé par le Conseil consultatif du Numérique, dont il fait partie. Le concours sera ouvert à tous les habitants âgés de plus de 16 ans, qui seront invités à réaliser un objet symbolisant la ville. « Cela permettra de former des personnes à l’usage de l’impression en 3D, de lutter contre la fracture numérique, de donner l’envie aux participants de se lancer éventuellement dans une activité professionnelle liée au domaine de l’impression en 3D », détaille le conseiller. « Ce sera aussi l’occasion de mettre en avant un créateur et d’acquérir une imprimante 3D pour notre Espace Public Numérique. »

L’appel à souscription publique va porter sur 3000€. Il faudra en récolter au moins la moitié, pour pouvoir organiser le concours (l’achat de l’imprimante 3D pouvant être reporté).

Ce projet est approuvé à l’unanimité, le conseiller Julien Tigel Pourtois regrettant néanmoins que les écoles et sociétés privées n’aient pas été associées au projet, pour l’imaginer dans la durée.

En tant qu’échevin des Travaux, David da Câmara décrit le projet d’aménagement d’un parking de 48 places sur la dalle de couverture du chemin de fer, à proximité de l’école de Limelette. Un investissement nécessaire, puisqu’un nouveau pavillon sera installé sur le parking actuel de l’école. Le conseiller Dominique Bidoul conseille de revoir les sens de circulation sur le futur parking, pour éviter un conflit entre les automobilistes entrants et sortants.

Deux Plans pour nos quartiers

L’échevin en charge de la Politique sociale Benoît Jacob détaille les objectifs, le rapport d’activités et le rapport financier du Plan de cohésion sociale : la gestion des locaux de quartiers et de l’Espace Public Numérique, la revue Papillon, le soutien à des stages de vacances et des formations, l’Eté solidaire, la journée annuelle de rencontres et de découvertes au Bois des Rêves…

« Un catalogue d’activités qu’il est impossible de réaliser quand on est si peu nombreux. On a créé ce Plan pour avoir des éducateurs sur le terrain. Aujourd’hui, ces deux personnes s’éparpillent, participent à des réunions, sont dans les bureaux. C’est un groupe de sociologues qui s’occupent de tout et de rien », regrette le conseiller Jacques Otlet, avant de s’abstenir (c’est le seul).

L’échevin répond que le conseiller ne connaît pas le terrain. Il rappelle qu’il y a deux Plans : le Plan de cohésion sociale, qui donne l’impulsion et entretient les contacts avec les associations, et le Plan de prévention, constitué des éducateurs de rue.

En fin de séance, l’échevin de la Participation Michel Beaussart annonce que la consultation de la population (prévue les 20-21 mai) au sujet du projet d’extension de L’esplanade – pour lequel le Comité de pilotage a beaucoup travaillé, depuis sa création à l’issue du Conseil du 17 janvier – va se muer en consultation populaire. En effet, la plateforme citoyenne opposée au projet a recueilli 3382 signatures, dont 3181 sont valables, pour que soit organisée une consultation populaire telle que prévue par le Code de la démocratie locale (NDLR : il en fallait au minimum 3164, soit 10% de la population). Une organisation plus lourde que la formule envisagée par le Collège, qui entraîne un report à la date du 11 juin sans doute. Le Comité de pilotage va remettre l’ouvrage sur le métier et soumettre une proposition d’organisation au Conseil d’avril. Faire et défaire…
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